SANS FRONTIERES

Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 23:20

 AFP, le 15 novembre 2009 à 13h20 SINGAPOUR, 15 nov 2009 (AFP)

Président américain Barack Obama a ouvert la porte dimanche à une amélioration des relations avec la Birmanie, à qui il a demandé de libérer la dissidente Aung San Suu Kyi et d'organiser des élections "libres" en 2010. Cette ouverture a été lancée au cours d'une réunion -sans précédent pour un président américain- avec les dix dirigeants de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), dont le Premier ministre birman Thein Sein, à Singapour. Dans un communiqué publié à l'issue de cette rencontre de 1h15, les leaders ont salué la politique d'ouverture des Etats-Unis et insisté sur "l'importance de la réconciliation nationale" en Birmanie. Il faut, ont-ils ajouté, que "les élections générales prévues en 2010 soient libres, justes, transparentes et ouvertes à tous afin d'être crédibles aux yeux de la communauté internationale". La junte militaire a annoncé la tenue de ce scrutin mais n'a pas encore fixé de date. La déclaration commune de l'Asean et des Etats-Unis, qui a donc été approuvée par le Premier ministre birman, ne fait aucune allusion à Aung San Suu Kyi, l'opposante historique du régime. Cette dernière, âgée de 64 ans, est exclue de facto du paysage politique pour les élections de 2010 en raison de la prolongation de 18 mois de son assignation à résidence à Rangoun. Cette sanction lui a été infligée pour avoir brièvement hébergé un Américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile, situé sur les rives d'un lac. Les avocats de Mme Suu Kyi ont déposé un recours devant la Cour suprême contre cette condamnation. Au cours de la réunion à Singapour, M. Obama a demandé au Premier ministre birman la libération de Mme Suu Kyi, comme il l'avait fait la veille dans un discours à Tokyo. Il a "énuméré les étapes que devait prendre le gouvernement birman: libérer tous les prisonniers politiques, libérer Aung San Suu Kyi, mettre fin aux violences contre les minorités et entamer le dialogue avec les organisations démocratiques", a indiqué un porte-parole de la Maison blanche, Ben Rhodes. Thein Sein n'a pas répondu à ces demandes mais a salué l'ouverture américaine, selon un participant à la réunion. A Tokyo samedi, M. Obama avait indiqué que les sanctions "demeureraient jusqu'à ce que des avancées concrètes soient accomplies vers une réforme démocratique". Obtenir une ouverture de la junte est "un effort à long terme qui requiert beaucoup de patience", a récemment déclaré la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Le régime militaire a régulièrement rappelé qu'il refusait les pressions extérieures. Le généralissime Than Shwe, homme fort de la junte, avait ainsi fustigé la semaine dernière l'ingérence "néo-colonialiste" étrangère, évoquant implicitement les pressions exercées par les Etats-Unis.

Par TUNISIE STOP TORTURE - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 00:59

Convoi pour Gaza « Miles of Smiles » 

Une cinquantaine d'associations européennes en solidarité avec la Palestine, particulièrement avec Gaza ces derniers temps, ont affrété  des minibus et ambulances avec l’objectif de les amener à Gaza par le passage de Rafah en Egypte. Ce convoi porte le nom de "Miles of Smiles" (en français «  des kilomètres de sourires »). Les premiers chargements sont arrivés à Port Saïd il y a un mois et les derniers la semaine du 12 octobre. Avec Mohamed Ben Fradj, nous représentions l’association genevoise « Droit Pour Tous ».

Le convoi est composé de 103 minibus et ambulances remplis d’équipements médicaux pour handicapés, de médicaments et de matériel scolaire. 58 containers d'à peu près 70 m3 chacun ont été nécessaires pour transporter tout ce matériel.   

Nous sommes arrivés au Caire le 13 octobre. Jeudi 15 octobre, nous avons pu accompagner l'organisateur du convoi, Mazen Khalil, à un rendez-vous au Ministère des Affaires étrangères (MAE) avec le Chargé d'Affaires pour la Palestine, M. Hisham Seif-Eldin. L'autorisation d'acheminer le convoi par voie terrestre de Port Saïd à Rafah n'avait pas été accordée pour des raisons de sécurité nous a-t-il été expliqué. Les services de sécurité exigeaient le transport des containers par voie maritime de Port Saïd (240 km de Rafah) jusqu'au port d'El Arish (40km du passage de Rafah). Or le port d'El Arish est un petit port ne pouvant recevoir que des bâtiments de moyen tonnage. Nous avons alors proposé deux autres solutions: l’acheminement par groupes de 5 à 10 minibus et la conduite de nuit afin d’éviter les problèmes de circulation. M. Seif-Eldin nous a expliqué que si nous pouvions prouver par des attestations de compagnies maritimes de Port Saïd que l'utilisation du port d'El Arish n'était logistiquement pas possible, peut-être que les services de sécurité fléchiraient.  

Sur place à Port Saïd où une centaine de militants accompagnateurs de toute l’Europe s’étaient regroupés, nous nous réunissions tous les soirs afin de faire le point sur la situation et de tenter de trouver des solutions pour faire partir le convoi. Dans les 3 jours qui ont suivi notre entretien au Caire, quatre attestations de compagnies maritimes spécifiant clairement l'impossibilité de procéder au transfert des containers par voie maritime au port d'El Arish ont été fournies et remises au MAE égyptien. Il nous a été répondu malgré tout que seule la voie maritime jusqu'à El  Arish serait acceptée. La voie terrestre à partir de Port Saïd était maintenant complètement exclue. Abou Youssef, coorganisateur, nous a demandé de contacter nos ambassades respectives afin qu'elles puissent faire pression sur le MAE. Nathan a donc téléphoné à l'Ambassade suisse au Caire le 21 octobre. Il a parlé avec Mme Felder, consul, qui a rappelé le lendemain. Elle nous a expliqué que le MAE avait répondu que la décision finale ne dépendait pas d'eux mais des israéliens et elle nous a même suggéré de contacter l'Ambassade israélienne! Afin de nous rendre compte de la capacité du port d'ElArish, nous avons décidé de voir par nous mêmes. L'entrée dans le port nous a été interdite ainsi que la prise de photographie. Nous avons donc fait le tour par la plage et pris quelques clichés de loin. La capacité du port ne peut faire face qu'à des bâtiments de moyen tonnage et de plus sa rade est très étroite ne permettant l'entrée dans le port que de deux bâtiments à la fois. Il nous faudrait donc affréter une cinquantaine de bateaux pour pouvoir satisfaire les demandes des autorités. Sans parler du temps nécessaire pour décharger les containers actuels car trop grands pour des bateaux de moyen tonnage, charger les véhicules sur des structures plus petites et ensuite les décharger un à un à El Arish en tenant compte de l'étroitesse de sa rade, les associations n'ont certainement pas les moyens financiers de faire face à ces dépenses supplémentaires qui seraient sans aucun doute très élevées. 

Nous sommes restés deux semaines en Egypte. Trois jours au Caire et douze à Port Saïd. Chaque jour nous recevions des informations comme quoi nous devions nous préparer à partir pour Rafah le lendemain car l’autorisation était en route ! Nous sommes partis le 27 octobre sans signe de cette autorisation et elle n’est à ce jour pas arrivée. L'attitude du Gouvernement égyptien semble prendre notre groupe d'une centaine de militants accompagnateurs du convoi pour des idiots. Cette histoire de transférer les 58 containers par voie maritime de Port Saïd au petit port d'El Arish est tout bonnement un mauvais prétexte pour justifier l'injustifiable. 

Il est urgent de prendre action car tout le matériel, dont les médicaments, est toujours dans les containers et la chaleur est de 38° à Port Saïd. Des militants partent et d’autres arrivent pour prendre la relève. Trois autres membres de Droit pour Tous sont maintenant venus nous remplacer. Depuis notre retour nous ne cessons de frapper aux portes pour tenter de faire bouger les choses ; certaines se ferment, d’autres s’entrebâillent mais à ce jour aucune ne s’est ouverte complètement.  

Caroline et Nathan Finkelstein

Par TUNISIE STOP TORTURE - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 10:26

Tdh (Tribune des droits humains) 23 septembre 08

De plus en plus de diplomates en exercice occupent des postes d’experts dans des comités chargés de vérifier la manière dont les Etats respectent traités et conventions sur les droits de l’homme. Les ONG dénoncent et se mobilisent

Juan Gasparini/Tribune des droits humains - Plusieurs ONG ont décidé d’intervenir auprès du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, afin de freiner la prolifération des diplomates au sein des comités d’experts. Ces derniers sont chargés de vérifier que les États respectent les Conventions et les Traités qu’ils ont signés. Ces experts doivent en effet être indépendants, comme le stipule une directive de l’ONU. Mais, pour les ONG, cette autonomie est incompatible avec le statut de diplomate.
Une lettre partira bientôt de Genève dénonçant ces abus. Amnesty Internationale (AI), la Fédération International des Droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch (HRW), le Service Internationale de Droits de l’Homme (SIDH) et Alkarama se mobilisent.
Au début de la présente session du Conseil [22-26 septembre], l’affaire avait été évoquée devant son président, le Nigérien Martin Ihoeghian Uhomoibhi. Abdel Wahab Hani, au nom des ONG Alkarama (Dignité) et Commission Arabe des Droits de l’Homme, avait alors critiqué la nomination le 4 septembre dernier de l’actuel ambassadeur d’Égypte aux Pays Bas, Ahmed Amin Fathalla, comme membre du Comité des droits de l’homme de l’ONU. Le rôle de celui-ci est de contrôler l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’un des deux piliers de l’ONU. Il avait été désigné en même temps que l’Algérien Lazhari Bouzid, sénateur non élu, nommé par le président de son pays, aux côtés de l’ambassadeur du Pérou en Espagne.
« Ces nominations politiques de politiques font peser un risque sérieux sur les organes de surveillance et leur indépendance. Nous appelons tous les États à s’abstenir de présenter des détenteurs de postes politiques, car cela est en totale contradiction avec les critères d’indépendance et d’impartialité [requis pour ces postes] », a souligné Abdel Wahab Hani vendredi 19 septembre lors du débat au Conseil, pour demander leur démission. Sebastien Gillioz, avocat et représentant de HRW à l’ONU, s’inquiète « des conséquences que ce genre de pratiques peut engendrer. Il existe un véritable risque de ne plus faire la nuance entre ce qu’est un expert des droits de l’homme et ce qu’est un diplomate. La confusion ne cesse de s’accroître au péril de l’indépendance des mécanismes institutionnels. »
Cette pratique est souvent critiquée par des ONG, qui craignent le manque d’autonomie de ces diplomates-experts. Cela représente « une violation du critère de haute moralité inscrit dans l’article 28 du Pacte », ajoute Abdel Wahab Hani. D’après un communiqué public d’Amnesty International du 7 mars 2008, l’ONU devrait pour ces postes « s’abstenir de nommer des candidats qui occupent une fonction rémunérée ou non au sein du gouvernement susceptible de compromettre leur indépendance et leur impartialité ». Ces experts devraient répondre « aux exigences » en termes de « compétence ». Il doivent être des « membres hautement qualifiés s’engageant vigoureusement en faveur des droits humains ».
AI rappelle le contenu d’un document des Nations Unis date de 1997, signé par l’ensemble des présidents des organes de contrôle des traites à l’époque. Ils recommandaient alors aux Etats parties « de s’abstenir de nommer ou d’élire dans les organes de traits des personnes actives à des fonctions politiques ou occupant des positions qui ne seraient pas immédiatement conciliables » avec la charge d’expert.
Interrogés dans les couloirs du Palais des Nations à Genève, plusieurs ambassadeurs ont refusé de donner leur position sur le sujet. L’un d’eux a expliqué qu’il pouvait concevoir des exceptions pour des pays ayant de faibles forces diplomatiques et peu d’experts à disposition.
Les autres cas signalés par les ONG
Dans le Comité qui contrôle le second pacte sur lequel s’appuie l’édifice juridique des Nations Unies, relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, on découvre que le ministre biélorusse des affaires étrangères, Sergei Martynov, siège depuis 2004. Dans le Comité aux Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), on trouve Naéla Gabr, ancienne ambassadrice à Genève, aujourd’hui assistante du ministre égyptien des affaires étrangères pour les organisations internationales. Elle siège en compagnie de Violeta Neubauer et de Dubravka Simonovic, deux coordinatrices pour l’égalité des chances dans les ministères des affaires étrangères de la Slovénie et de la Croatie respectivement.
Au Comité contre la discrimination raciale (CERD), on remarque José Augusto Lindgren Alves, ancien ambassadeur du Brésil à Sofia, aujourd’hui en poste à Brasilia, et Fatima-Binta Victoria Dah, diplomate de carrière au Burkina Faso avec le grade de ministre plénipotentiaire de classe exceptionnelle, à la retraite. Au Comité des droits de l’enfant (CRC), les diplomates sont représentés par le Qatar, le Bangladesh et l’Egypte. Il faut ajouter l’ambassadeur d’Équateur à Washington, M. Luis Gallegos Chiriboga, membre du Comité contre la torture (CAT). La mainmise est encore plus flagrante dans le Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles (MWC) où sept des dix membres sont des diplomates.

Juan Gasparini
http://www.droitshumains-geneve.info/Main-basse-des-diplomates-sur-les,3529
 

Par Juan Gasparini - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 23:04

RABAT, 14 août 2008 (AFP) -

Fait rare en Afrique, les défenseurs des droits de l'Homme sont puissants, actifs et reconnus au Maroc, qui, après des "années de plomb" sous le règne de Hassan II, a enregistré de très nets progrès n'excluant pas les mises en garde "contre un retour en arrière".
Le royaume ne compte pas moins de quatre organisations de défense des droits de l'Homme indépendantes et actives, un Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH, public), plus un vaste tissu associatif qui se bat pour les droits des femmes, le droit à l'éducation, au travail, à la santé.
"C'est vrai qu'au Maroc, le débat sur les droits de l'Homme est plus vif et plus ancien qu'ailleurs", explique à l'AFP Ahmed Herzenni, président du CCDH, qui a lui-même passé douze ans de sa vie en prison, de 1972 à 1984, pour appartenance à un parti d'extrême gauche.
"Cela tient au fait que le Maroc se distingue d'autres pays du même type, car il a toujours connu une vie politique plus intense", ajoute-t-il.
Le mouvement marocain des droits de l'Homme est issu des partis de gauche et d'extrême gauche victimes dans les années 1970 et 80 d'une répression acharnée des forces de sécurité du roi Hassan II, qui, après ces "années de plomb", a lui-même décidé de créer le CCDH pour redorer le blason de son régime.
Ayant pour objectif d'inculquer une culture des droits de l'Homme dans l'ensemble de la société marocaine, le CCDH a également été chargé de veiller à l'application des recommandations de l'Instance équité et réconciliation (IER), une "commission vérité" mise en place par le roi Mohammed VI en 2003 pour faire la lumière sur les atteintes graves aux droits de l'Homme des années 1960-1999.
Si quelque 12.000 personnes victimes de la répression ont été indemnisées par l'Etat marocain, ses détracteurs reprochent à l'IER de ne pas avoir désigné les responsables de cette répression qui n'ont jamais été poursuivis.
"Il valait mieux obtenir un changement de style de gouvernement que de poursuivre des individus", affirme M. Herzenni.
C'est selon lui chose faite: "Le Maroc a évolué de manière considérable, Il faut rester vigilants, mais pour l'essentiel on ne peut plus craindre de violations systématiques et massives des droits de l'Homme".
Khadija Ryadi, présidente de la plus ancienne des organisations,
l'Association marocaine des droits humains (AMDH), créée en 1979, veut bien admettre qu'il y a eu "des avancées dans le respect des droits de l'Homme". Mais, ajoute-t-elle aussitôt: "Un retour en arrière est possible, car il n'y a pas de garantie constitutionnelle".
Elle juge "impérative" une réforme de la Constitution garantissant la séparation des pouvoirs, le roi concentrant "toutes les prérogatives entres ses mains". "Il n'y a pas d'Etat de droit au Maroc", affirme Khadija Ryadi.
Elle en veut pour preuve "la lutte contre le terrorisme" islamique, qui donne lieu à "un retour de violations graves des droits de l'Homme, au recours très net à la torture, aux séquestrations".
"Il y une impunité totale", affirme Mme Ryadi, "car les responsables de la répression des années 70 sont toujours là".
Pour elle "le baromètre", c'est "l'affaire Ben Barka", du nom de l'opposant marocain Medhi Ben Barka, enlevé en plein coeur de Paris en 1965 et dont on n'a jamais retrouvé le corps.
Cinq mandats d'arrêts internationaux visant des Marocains ont été délivrés en 2007 par un juge français, mais affirme Khadija Ryadi, "l'Etat marocain, impliqué à fond, bloque, car il n'y a pas de volonté politique d'avancer".

AFP
 

Par Par Stéphane BARBIER - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /2008 12:19
PARIS, 12 août 2008 (AFP) -

Une information judiciaire a été ouverte en février en France après le dépôt d'une plainte, visant notamment Mouammar Kadhafi, par le médecin d'origine palestinienne retenu pendant huit ans en Libye avec les infirmières bulgares, a indiqué mardi une source judiciaire.
L'enquête, confiée aux juges Philippe Jourdan et Yves Madre, vise les chefs de "tortures avec actes de barbarie par personne dépositaire de l'autorité publique" et "viols par personnes dépositaires de l'autorité publique".
Ashraf Joumaa al-Hajouj, libéré en juillet 2007 à l'issue de huit années de détention en compagnie des cinq infirmières bulgares, avait déposé une plainte en France en décembre 2007 par l'intermédiaire de l'association "Avocats sans frontières France". Cette plainte visait nommément le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, ainsi que cinq policiers et un médecin libyens pour "tortures".

Les six détenus affirment avoir été torturés pour obtenir des aveux de culpabilité alors qu'on les accusait d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants libyens dont 56 sont décédés. Condamnés à la peine de mort, celle-ci a été commuée en peine de prison à vie en 2007, ce qui a permis leur extradition. Ils ont été graciés par le président bulgare à leur arrivée à Sofia le 24 juillet 2007.
Après sa libération M. Hajouj avait déclaré qu'il avait été longuement torturé par des chocs électriques, des chiens, privé de sommeil et agressé sexuellement. Il a également porté plainte en janvier contre la Libye devant la Commission des Droits de l'Homme de l'Onu à Genève
.

AFP
Par AFP - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /2008 20:53

Le mot «torture» est lâché. La menace de traduire en justice des membres du gouvernement américain est brandie. Dans un livre intitulé La Face cachée, à paraître mardi aux Etats-Unis, la journaliste Jane Mayer dévoile un rapport secret du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dont les conclusions sont sans appel. L'organisation y confirme «catégoriquement» le recours à la torture par les Etats-Unis contre des membres présumés d'Al-Qaida. Elle lance également un avertissement: «Les membres de l'administration Bush qui ont autorisé ces pratiques pourraient être coupables de crimes de guerre.»

 Enchaînés au plafond

Selon la journaliste du New Yorker, le CICR a rédigé son rapport après une visite à Guantanamo à la fin de l'année 2006. Il l'a transmis ensuite à la CIA, qui l'a remis au président George W. Bush et à la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice. Sur la base militaire, les délégués ont rencontré plusieurs prisonniers, dont Abu Zubaydah, considéré comme l'un des lieutenants d'Oussama ben Laden. Grâce à leurs témoignages, ils ont reconstitué le traitement infligé aux détenus dans les prisons secrètes de la CIA, avant leur arrivée à Guantanamo. Abu Zubaydah a assuré avoir été soumis au moins à dix reprises au «waterboarding», cette pratique qui consiste à mettre la tête d'un détenu sous l'eau pour simuler la noyade. Après son arrestation, il a d'abord été enfermé dans une caisse où il ne pouvait que rester «replié en position fœtale», selon le récit de la journaliste.

Au total, le CICR s'est entretenu avec 14 prisonniers. Onze d'entre eux ont dit avoir été privés de sommeil, en étant soumis à longueur de journée «à une lumière très forte et du bruit qui déchirait leurs tympans». Certains ont dénoncé les nombreuses heures passées «enchaînés au plafond». Pour Jane Mayer, ces pratiques sont contraires aux Conventions de Genève et même à la loi américaine.

Aux Etats-Unis, le mot «torture» est tabou, même après la diffusion des images de la prison irakienne d'Abou Ghraib il y a quatre ans. La presse a tendance à utiliser le terme «abus», y compris quand elle se réfère au «waterboarding». Jusqu'à présent, les seuls Américains à avoir été jugés et condamnés pour «abus» n'étaient que de simples soldats, souvent présentés comme des «moutons noirs» qui n'avaient pas bien compris les consignes. En 2005, George Bush s'était notamment exclamé haut et fort: «Nous ne torturons pas.»

Le CICR embarrassé

Interrogé par Le Temps, le CICR n'a pas caché son embarras. «On ne discute jamais publiquement du contenu de notre dialogue confidentiel avec les autorités», a répondu l'organisation, sans nier ou confirmer l'authenticité du rapport. Elle «regrette toutefois que l'ouvrage attribue au CICR des informations sur les détenus alors que la divulgation de telles informations n'est pas la pratique de l'organisation et que la journaliste n'a jamais approché le CICR.»

En d'autres termes, l'origine de la fuite est à chercher du côté de l'administration américaine, où les règlements de comptes se multiplient à l'approche de la fin du mandat de l'actuel président américain. Dans La Face cachée, Jane Mayer démontre à quel point certains responsables ont travaillé dans la peur. Elle cite notamment l'exemple de l'ancien ministre de la Justice, John Ashcroft. Il craignait tellement d'être sur écoute qu'il en est arrivé à utiliser un langage codé pour parler à ses collaborateurs.

Pour la journaliste, la lutte contre le terrorisme s'est transformée en «une guerre contre les idéaux américains». Elle vise notamment le vice-président Dick Cheney et son entourage. «Pour la première fois dans l'histoire, les Etats-Unis ont autorisé des responsables du gouvernement à tourmenter physiquement et psychiquement des prisonniers, faisant de la torture une loi nationale dans tous ses aspects sauf le nom», dénonce Jane Mayer.

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Suisse), le 14 juillet 2008)

Par Blaise Chevrolet, Washington - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 18:47

Une Monarchie de moins, le risque d'une dictature (maoüste) de plus... Bien que l'abolition de la Monarchie fait l'unanimité des 3 principaux partis vainqueurs des législatives du 10 avril dernier, les ex-rebelles maoüstes, avec les 2/3 des députés (220 sur 601), réclament les deux principaux futurs postes de Président de la nouvelle République et de Chef du gouvernement...  Dans l'espoir que la future République fédérale ne vire pas à une République "populaire" (liberticide et capitaliste) et "monarchique"...

COMMENTAIRE DU JOURNALISTE ET DEFENSEUR DES DROITS DE L'HOMME MR ABDELWAHEB EL HENI.
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KATMANDOU (AFP) 

L'assemblée constituante du Népal, issue des élections du 10 avril remportées par les ex-rebelles maoïstes, s'apprêtait mercredi à abolir la seule monarchie hindouiste au monde et à proclamer la république.
 
L'ouverture de la session de l'assemblée, prévue à 11h00 locales (05h45 GMT) a été repoussée à 15h00 (09h45 GMT), alors que des rencontres entre les leaders politiques se poursuivaient à huis clos, selon des membres des services de sécurité.
 
La sécurité a été encore renforcée mercredi à Katmandou, après une série d'attentats à la bombe, dont le dernier, mardi, a fait deux blessés.
 
Des milliers de policiers ont été déployés autour du complexe où la Constituante doit abolir la monarchie qui gouverne ce petit pays pauvre de l'Himalaya depuis 240 ans, mettant ainsi un terme au règne du roi Gyanendra.
 
Mardi, deux personnes, dont un enfant, ont été blessées dans l'explosion d'un engin de fabrication artisanale dans un parc de Katmandou, a indiqué la police. Trois autres attentats s'étaient produits lundi soir sans faire de victimes, dont deux revendiqués par un groupe nationaliste hindou inconnu, le G.F.P. Ramdir Sena, et l'un devant le domicile d'une personnalité favorable à la république.
 
"Nous pensons que cet attentat a été commis par des éléments opposés à (l'instauration) d'une république afin d'instaurer un climat de panique", a indiqué un responsable de la police, Dipendra Chand, à propos de la dernière explosion.
 
Les maoïstes, qui ont mené une lutte armée pendant dix ans avant de signer un accord de paix en 2006, ont été les grands vainqueurs des législatives du 10 avril, en remportant plus du tiers des 601 sièges.
 
Les ex-rebelles s'étaient engagés à mettre l'abolition de la monarchie à l'ordre du jour de la première session de l'assemblée constituante.

Par AFP - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 23:00

ADDIS-ABEBA (Reuters) - L'ancien dictateur marxiste Mengistu Hailé Mariam a été condamné à mort lundi par la Cour suprême d'Ethiopie.
 
La cour a ainsi accédé à un appel de l'accusation qui jugeait la condamnation à la réclusion à perpétuité prononcée en première instance insuffisante pour un homme d'Etat dont les opposants ont été tués par milliers.
 
L'ancien président, surnommé le "négus rouge", vit un exil doré au Zimbabwe depuis sa fuite d'Ethiopie, en 1991, et le renversement de son régime par les maquisards de Meles Zenawi, devenu Premier ministre.
 
Les autorités zimbabwéennes refusent de le livrer à la justice éthiopienne, mais cette position pourrait évoluer à l'issue du second tour de la présidentielle, le mois prochain.
 
Le président Robert Mugabe, qui considère Mengistu comme un compagnon de la libération de son pays, sera opposé à Morgan Tsvangirai, dont le mouvement s'est prononcé pour l'extradition.
 
"Etant donné l'appel interjeté par l'accusation, qui affirmait qu'une peine de prison à vie n'était pas proportionnée aux crimes commis par le régime de Mengistu, le tribunal a décidé de le condamner à mort", dit l'arrêt de la Cour suprême.
 
En janvier 2007, à l'issue de 12 ans de procès, la justice éthiopienne a condamné Mengistu à une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour son implication directe dans 2.000 assassinats et des actes de tortures infligés à 2.400 personnes.
 
Né en 1937, le futur dictateur, alors obscur officier dans l'armée, avait pris part à la révolution qui a chassé l'empereur Hailé Sélassié en 1974 avant de s'élever dans la hiérarchie de la Derg, junte militaire qui devait instaurer la "terreur rouge" des années 1977-78, et d'en prendre la tête.
 
Dix-neuf autres membres de son régime ont été condamnés à la peine capitale et un 20e écope de la prison à vie.
 
"Les crimes commis par Mengistu et ses co-prévenus, qui ont assassiné un empereur et l'ont enterré sous des toilettes, sont sans précédent dans l'histoire humaine", ajoute la Cour suprême.

Par REUTERS - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /2008 23:54

Suite à la récente polémique concernant le choix de nos invités dans le cadre de la commémoration de la 60ème année de la « Nakbah », nous  tenons à préciser les points suivants :

- Notre association, Droit Pour Tous (DPT), a toujours condamné catégoriquement le terrorisme d'où qu'il provienne. Les principes éthiques et moraux de nos actions doivent être en parfaite adéquation avec notre charte qui condamne : « les meurtres de personnes innocentes et les violences sur les civils». Cette même charte préserve le droit des  peuples à lutter contre l'occupation et à sauvegarder leur liberté et leur droit  à l'autodétermination comme cela est consacré par l'ensemble des  dispositions du droit humanitaire.
                     
- C'est pourquoi, nous affirmons que d'éventuels propos tenus par certains de nos invités et qui seraient contraires à l'esprit de notre charte ne seraient en aucun cas soutenus et approuvés par DPT. Nous en
profitons pour rappeler que l'Etat d'Israël utilise des méthodes terroristes pour réprimer le peuple palestinien sans que cela n'offusque nos détracteurs.

- Nous nous demandons aussi pourquoi l'on prend toujours plaisir à faire le procès de tout propos prononcé par des intellectuels musulmans, palestiniens y compris,  alors que l'on passe sous silence les paroles
fielleuses de certains politiciens israéliens qui dépassent de manière plus ostentatoire et gravissime les limites de l'entendement. C'est ainsi que l'ex-présidente et fondatrice de l'Etat d'Israel (un peuple sans terre sur une terre sans peuple !) Golda Meir, par exemple, alla même jusqu'à nier l'existence du peuple palestinien et déclara ressentir une douleur lors de la naissance de chaque Palestinien ! Plus prêt de notre époque, Ariel Sharon traita les Palestiniens d'animaux à deux pattes et un ministre israélien alla même jusqu'à menacer les habitants de GAZA d'un génocide sans que cela ne soulève l'indignation et ne donne lieu à des réactions à la hauteur de tels propos odieux. Dans un souci d'égalité de traitement, pourquoi ne pas dès lors demander à nos responsables politiques de ne plus fréquenter un Etat dont les plus hauts responsables se permettent de telles déclarations ?

- Nous sommes aussi étonnés par l'ampleur que prend cette polémique en faisant croire à un danger pour la paix publique et par le fait qu'elle masque (mais est-ce peut-être là le but réel de ces attaques) les évènements que nous organisons pour commémorer ici les 60 ans de l'occupation de la Palestine qui, en permettant la création d'Israël, a provoqué l'exode de plus de 800'000 Palestiniens et la destruction de près de 416 villages avec des massacres collectifs à connotation expressément terroriste si on veut tenir à la définition ci-dessus exposée.

- Il est encore plus grave de déceler dans cette campagne de dénigrement préméditée de notre action une volonté d'imposer une seuleinterprétation du conflit qui oppose les palestiniens à l'occupant, et ce en cherchant par tous les moyens à discréditer les défenseurs de la cause palestinienne et à les tirer dans des débats parallèles qui les empêchent de jouer leur rôle dans la mise à nu du terrorisme intellectuel imposé par les « amis d'Israël » à chaque fois qu'il s'agit de répondre à la question  : qui est responsable de quoi ?

- Pour finir, la venue de M. Azzam Tamimi a aussi pour objectif deprovoquer un débat sans tabous sur la tournure que prend la situation en Palestine et notamment sur l'usage de la violence afin de trouver les meilleurs moyens pour y mettre un terme. Toute personne ayant le courage de venir discuter dans un esprit d'ouverture, d'équité et de tolérance les abords compliqués de ce conflit est évidemment la bienvenue.

Forte de ces constatations, DROIT POUR TOUS appelle tous les intervenants, et plus particulièrement les médias, à assumer un rôle plus neutre et à s'inscrire dans une logique stratégique de résolution réfléchie des problèmes, en lieu et place de la recherche des sensations démesurées ou des accusations infondées.

 

Genève le 6 mai 2008

Association « Droit Pour Tous »
Rue des Savoises 15
1205 Genève
Tél. &fax : +4122 785 21 43 et +41 22 321 12 55
Médias contacts :
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Xavier Carlo : +4178  615 69 91

Par ANOUAR EL GHARBI - Publié dans : SANS FRONTIERES
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /2008 23:05

Bertrand Delanoe pense que les juifs ont décolonisé la Palestine occupée par les Palestiniens

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Recevant le président de l’État d’Israël à la mairie de Paris, Bertrand Delanoe a développé une analyse philosophique et politique originale.

Le maire de Paris a d’abord distingué Paris et l’âme juive, la France et Israël, la patrie des droits de l’homme et celle des dix commandements. Outre que cette dichotomie est insultante pour les Français juifs et qu’elle les solidarise avec les crimes de l’État d’Israël, elle définit cet État comme confessionnel, ce qui est refusé par nombre de ses ressortissants.

Puis, prenant quelques libertés avec l’Histoire et avec le droit international, M. Delanoe déclara : « L’État d’Israël est né d’un deuil comme aucun peuple au monde n’en avait jamais connu [rappel : la Déclaration Balfour et les 14 points de Wilson, c’est en 1917 ! Ndlr.]. Ce peuple, en voulant bâtir sur la terre de son histoire ancestrale, un petit pays où il lui fût permis de parler sa langue, de planter ses arbres et de prier son dieu, a écrit, tout simplement, une nouvelle page du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Sachant que le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes s’entend, en droit international, comme celui des colonisés à se libérer, il faut donc comprendre que la création de l’État d’Israël ne serait pas l’installation d’une colonie juive en Palestine, mais au contraire la décolonisation de la Palestine occupée… par les Palestiniens et restituée à son peuple d’origine, les juifs, lequel inclut les populations converties d’Europe orientale.

M. Delanoe est connu pour son sionisme militant qui l’avait conduit à conseiller à Lionel Jospin de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, puis de prononcer son tristement célèbre discours de Birzeit.

Par VOLTAIRE NET.ORG - Publié dans : SANS FRONTIERES
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