SOS COMMUNIQUE URGENT

Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 23:33
 Ce lundi 16 novembre vers midi à Tunis, Omar Mestiri, directeur de la rédaction de la radio Kalima, a été passé à tabac sous les yeux de l’avocat et militant des droits de l’homme, maître Raouf Ayadi. Puis il a été enlevé par les policiers en civil, et conduit vers une destination inconnue. Omar Mestiri a été passer à tabac puis relâcher quelques heures plus tard.

Son épouse, Sihem Bensendrine, que nous avons contacté par téléphone a raconté que « la scène s’est déroulé devant l’immeuble de l’avocat à qui il rendait visite. Les policiers l’ont brutalisé et embarqué de force vers une destination inconnue. Nous ne savons pas à cette heure ou il a été conduit ni pour quel motif il a été arrêté ».

Sihem Bensendrine journaliste et militante des droits de l'homme, qui a eut déjà à faire à la police tunisienne est dans la crainte. Juste après sa réélection le président Ben Ali a fait arrêté un autre journaliste Tawfik Benbrik dont le procès devrait se tenir mercredi 19 novembre.

Les pressions sur les journalistes en Tunisie s'éxacerbent face au silence assourdissant des capitales européennes.

Le Groupe de Travail sur la Liberté d’Expression en Afrique du nord « WGFENA » s’est immédiatement inquiété de cette persécution des journalistes qui vise à réduire au silence les médias indépendants. Il condamne avec fermeté ces graves atteintes à la liberté de la presse, et exige des autorités tunisiennes l’arrêt du harcèlement des journalistes et militants des droits humains.

L.M

http://www.lematindz.net
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 13:54

                                                       APPEL URGENT 
Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture Semaine 46 (9 au 13 novembre 2009) intervenir avant le 25 novembre TUNISIE Situation Mohammed Soudani, étudiant militant de l'Union générale des étudiants tunisiens (UGET) est porté disparu depuis le 22 octobre dernier.

Le soir du 22 octobre, Mohammed Soudani avait téléphoné à ses avocats et amis en leur disant que de nombreux agents des forces de sécurité se trouvaient devant l'Hôtel Africa, où il venait de rencontrer des journalistes, et leur avait déclaré que s'il n'y avait pas de nouvelles de lui après 22 heures, cela signifierait probablement qu'il avait été arrêté. Depuis lors, il est injoignable et son avocat et sa famille n'ont pu obtenir aucune information à son sujet auprès des autorités tunisiennes. Dès le lendemain, une plainte a été déposée auprès du procureur de Tunis concernant sa disparition. Selon Amnsety International, il pourrait être détenu dans les locaux de la Direction de la sûreté de l'État du ministère de l'Intérieur, dans la capitale, Tunis, où les actes de torture sont monnaie courante. Pour plus d'informations, lire l'article de Luiza Toscane : http://www.nawaat.org/portail/2009/11/08/disparition-dun-militant-en-tunisie-rendez-nous-mohammed-soudani/

 INFORMATIONS GÉNÉRALES
 Les arrestations arbitraires, harcèlements judiciaires et mauvais traitements à l'encontre des journalistes, défenseurs des droits de l'Homme et opposants politiques se sont multipliés en Tunisie ces dernières semaines, alors que le président Ben Ali vient d'être réélu avec 89,62% des voix. Les journalistes Zouhaïer Makhlouf et Taoufik Ben Brik ont été arrêtés et écroués respectivement les 20 et 29 octobre dernier. Outre Mohammed Soudani, une dizaine d'étudiants de l'Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) ont été arrêtés la semaine dernière. Par ailleurs, les autorités tunisiennes continuent de détenir des centaines de prisonniers aux termes des textes de loi de 2003 sur le contre-terrorisme. Beaucoup de ces personnes ont été condamnées à de lourdes peines à l'issue de procès inéquitables et sont souvent victimes de tortures et de mauvais traitements. Les actes de torture et autres formes de mauvais traitements imputables aux forces de sécurité sont fréquents en Tunisie. Dans la quasi-totalité des cas, aucune enquête n'est ouverte et les auteurs présumés de ces actes ne sont pas traduits en justice. C'est lorsque les personnes sont détenues au secret qu'elles risquent le plus d'être torturées. Les méthodes de torture le plus souvent décrites sont les coups - en particulier sur la plante des pieds -, la suspension par les chevilles ou dans des postures contorsionnées, les décharges électriques et les brûlures de cigarette. Il est également fait mention de simulacres d'exécution, de sévices sexuels, notamment de viols à l'aide de bouteilles ou de bâtons, et de menaces de violences sexuelles à l'encontre de proches du sexe féminin. En tant qu'État partie à la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Tunisie est tenue d'empêcher la torture et de " veiller à ce que les autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'un acte de torture a été commis sur tout territoire sous sa juridiction ".

Lettre à envoyer au ministre de l'Intérieur de Tunisie, et copie à l'ambassade en France : Rafik Haj Kacem Ministre de l'Intérieur Avenue Habib Bourguiba 1000 Tunis Tunisie Fax : + 216 71 340 888 Ambassade de Tunisie 25 rue Barbet de Jouy 75007 Paris Fax : 01 45 56 02 64 e-mail : atn.paris@wanadoo.fr Rafik Haj Kacem Ministre de l'Intérieur Avenue Habib Bourguiba 1000 Tunis Tunisie

Monsieur le Ministre, Membre de l'ACAT-France, je souhaiterais vous faire part de ma plus vive préoccupation quant à la situation de M. Mohammed Soudani, jeune étudiant et militant de l'UGET, disparu depuis le 22 octobre 2009. Selon mes informations, il pourrait être détenu dans les locaux de la Direction de la sûreté de l'État du de votre ministère, à Tunis. Pourtant, son avocat et sa famille n'ont pu obtenir aucune information à son sujet. Je vous demande instamment de : - révéler sans délai le lieu de détention de Mohammed Soudani et de lui permettre de consulter l'avocat de son choix, de recevoir la visite de ses proches et de bénéficier de tous les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin ; - veiller à ce qu'il ne soit ni torturé, ni victime d'autres formes de mauvais traitements ; - le libérer immédiatement et sans condition, à moins qu'il ne soit inculpé sans délai d'une infraction dûment reconnue par la loi et jugé dans le cadre d'une procédure conforme aux normes internationales d'équité des procès. Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le ministre, l'expression de ma haute considération,

Nom :
Adresse :

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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 01:14

Mohamed Soudani a été enlevé à Tunis le soir du jeudi 22 octobre 2009 à sa sortie de l'hôtel Africa. Un groupe de flics l'attendait devant l'hôtel après avoir rencontré deux journalistes de RFI et de radio Montécarlo venues couvrir les élections de dimanche dernier. Depuis, ses proches et ses avocats n'ont aucune nouvelle de lui. Ils expriment leurs vives inquiétudes quant au risques de torture et de mauvais traitements dont il pourrait être victime. Souvent ce genre de cas de disparition s'accompagne de torture et de mauvais traitements.

Mohamed Soudani est membre du bureau fédéral de l'union générale des étudiants de Tunisie (UGET) de la faculté des sciences économiques et de gestion de Mahdia. Il a été renvoyé des études, arrêté et condamné à plusieurs reprises à cause de ses activités syndicales. Sa dernière condamnation date du 16 juin dernier, il a écopé d'une peine 2 mois de prison ferme qu'il a purgée. Il avait entamé, avec 4 de ses camarades, le 11 février 2009 une grève de la faim qui a duré 58 jours pour exiger leur réintégration dans leurs études.

A.T.

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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 01:10
Le journaliste Slim Boukhdhir, correspondant du site internet (www.alarabiya.net) de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabya, a été enlevé devant chez lui en début de soirée. Ses ravisseurs lui ont bandé les yeux et l'ont embarqué de force à bord d'un véhicule. Ils l'ont sauvagement tabassé, lui o...nt enlevé ses chaussures et ses vêtements avant de l'abandonner presque nu au parc du Belvédère en plein centre de Tunis. Slim Boukhdhir souffre de plusieurs blessures et d'une fracture au nez suite à cette agression.

Slim Boukhdhir a été privé de ses droits les plus élémentaires et agressé à plusieurs reprises à cause de ses articles critiques vis à vis du régime de Ben Ali. Le 4 décembre 2007, il a été condamné à 1 an de prison ferme et 5 dinars d’amende dans le cadre d'une affaire montée de toute pièces («outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions», «atteinte aux bonnes mœurs» et «refus de présenter sa carte d’identité aux forces de l’ordre»). Il a été libéré le 21 juillet 2008, soit 4 mois avant le terme de sa peine, suite à une campagne de solidarité internationale.
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 16:30

Communiqué Urgent

(Traduit de l’arabe par Hend Harouni)


Le droit de Abdelkarim Harouni de vivre en toute dignité dans son pays : la Tunisie

Oppressions exercées sur notre fils Abdelkarim Harouni, après 16 ans de prison:

 

Tunis le 5 Octobre 2009
Je suis Hend Harouni, la sœur de Abdelkarim Harouni, tous les membres de notre famille se joignent à moi pour demander aux responsables de ce pays de garantir à notre fils Abdelkarim l’assurance de ses droits les plus élémentaires et en particulier
:
l'intégrité physique et morale, la sécurité, la préservation de la dignité humaine et le traitement respectable et de lui assurer ainsiqu’à son épouse et à notre famille une vie sereine. 
Depuis qu’il a été libéré en Novembre 2007, Abdelkarim a été soumis à une surveillance très étroite par la police civile et une filature incessante dans tous ses mouvements, même dans son lieu de travail et depuis la nuit de son mariage le 14 Août 2009 en rentrant chez-lui et voilà que maintenant les choses ont dépassé les limites ; des menaces graves et répétées à son encontre et à celui de sa femme, forcées par le biais du fils du propriétaire de ce domicile situé au 7 bis, lieutenant Bjaoui - près de La Mosquée El Haq à proximité de la Rue de la Liberté à El Menzah V, pas loin de la capitale. 
Aujourd’hui, Lundi 5 Octobre 2009, à 17h, en sortant de son travail sis aux Berges du Lac, il a trouvé 3 voitures de la police civile qui y étaient mobilisées et une voiture dans laquelle se trouvaient des agents de la police civile l’a suivi (il était à pieds) et l’ont emmené dans leur voiture contre sa volonté et ce en pleine rue. Ils ont refusé sa demande de lui présenter une convocation officielle .
Ils l’ont emmené au District de la police des Berges du Lac et l’ont retenu pendant des heures en la présence du Chef du district , le responsable des services des renseignements du lieu et un responsable de la Sécurité d'Etat.
Il a été questionné. Entre autre, ils lui ont posé des questions d’ordre personnel le concernant lui et son épouse, tel que : le nom complet, le lieu de travail etc ... .
Ils l’ont également menacé de n’exercer aucune activité quel quelle soit politique ou du domaine des droits de l’homme et de n’effectuer aucune déclaration aux médias. 
Abdelkarim a défendu son droit à la liberté d'expression ainsiqu’ à son application de la loi . 
Il est insensé de voir la vie de notre fils Abdelkarim mise en danger de cette manière, et lui barrer le chemin en tout lieu et l’enlever à tout moment dans la rue par la police civile. 

Aujourd’hui et plus que jamais, la vie de notre fils Abdelkarim est devenue vulnérable et à haut risque . 
A cet effet, nous adressons le présent communiqué aux parties responsables concernées à propos de la protection de la vie de notre fils Abdelkarim et de son épouse, ceci étant un droit acquis, voire constitutionnel et garanti par toutes les conventions internationales en vue de mettre fin d’une façon immédiate à ces agressions et graves menaces touchant la vie des individus qui par conséquent, sont illégales et inhumaines. 
Hend Harouni et Toute la Famille 
Adresse : 26-26 Bloc B 
Appartement 4 B - Sidi Amor 2089 
Kram – Ouest 
Tunis-Tunisie 
Tél. : (domicile) : 216-71.971.180

 


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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 00:04

Reporters sans frontières Communiqué de presse

TUNISIE 26 septembre 2008

Reporters sans frontières prend acte de la décision de la cour d’appel de Bizerte (60 km au nord de Tunis) qui a penché, le 25 septembre 2008, en faveur de la libération provisoire de Tarek Soussi, membre de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP). Le militant des droits de l’homme reste toutefois poursuivi pour “propagation de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public”.

“Tarek Soussi a retrouvé les siens après vingt-neuf jours de détention abusive. Son réquisitoire sur l’une des chaînes d’information les plus populaires dans le monde arabe n’était pas du goût des autorités tunisiennes qui semblent vouloir faire de ce procès un exemple pour tous les dissidents tunisiens. La liberté d’expression est toujours un exercice périlleux sous le régime du président Zine el-Abidine Ben Ali“, a déclaré l’organisation.

Tarek Soussi, 48 ans, avait participé, le 26 août 2008, sur Al-Jazira, à un journal d’informations consacré à l’actualité des pays de l’Afrique du Nord. Il y avait dénoncé, au nom de l’AISPP, l’interpellation abusive de sept jeunes de Bizerte, qu’il avait assimilée à un “enlèvement“. Les autorités judiciaires ont affirmé que ces individus étaient 'en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant atteinte aux personnes et aux biens'. Elles ont décidé de poursuivre Tarek Soussi pour “propagation de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public”, un délit passible de trois ans de prison.

“C’est un petit pas hésitant allant dans le bon sens, mais les chefs d’inculpation sont toujours engagés contre Tarek Soussi qui n’est pas à l’abri d’un retour en prison” a indiqué à Reporters sans frontières Samir Dilou, l’un de ses avocats. Aucune date n’a encore été fixée pour la reprise du procès.

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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 10:38

TUNISIE - 23 septembre 2008  
 
Reporters sans frontières exprime ses plus vives inquiétudes suite à l’interpellation, dans la nuit du 20 au 21 septembre 2008, du journaliste indépendant Slim Boukhdir par quatre individus, identifiés comme des policiers en civil. Le journaliste a été abandonné à dix kilomètres de la ville de Sfax (230 km au sud de Tunis) après avoir été menacé pour ses écrits. Il s’agit du premier incident sérieux depuis sa sortie de prison, il y a deux mois.

'Slim Boukhdir a repris son travail peu de temps après sa sortie de prison. Il a d’abord écrit sur les moments difficiles passés en réclusion, puis a renoué avec ses chroniques politiques. Son engagement en faveur de la libre expression n’a pas faibli malgré sa condamnation abusive à douze mois de détention. Au final, il en aura purgé sept, mais cette séance d’intimidation prouve que le journaliste est toujours étroitement surveillé dans sa vie et dans son travail', a déclaré l’organisation.

Slim Boukhdir a été interpellé, le 20 septembre 2008, à la sortie d’un cybercafé dans la ville de Sfax, où il se rend habituellement en début de soirée. Quatre agents l’ont conduit de force, en voiture, dans un commissariat. 'Nous n’y sommes restés pas plus de dix minutes. Nous sommes repartis en voiture vers une destination inconnue. Pendant le trajet, les quatre hommes m’ont affirmé que j’avais eu de la chance de ne pas me faire violer pendant mon séjour en prison et que ce ne serait pas toujours le cas. Ils m’ont menacé de me réserver le même sort que Daïf Al Ghazal [journaliste libyen, assassiné en 2005]', a indiqué Slim Boukhdir à Reporters sans frontières. Le journaliste est de plus en plus inquiet pour son intégrité physique. 'Je ne serais pas étonné si les autorités venaient à me coller sur le dos un nouveau procès fabriqué ', a ajouté le journaliste.

Slim Boukhdir, 39 ans, avait été arrêté le 26 novembre 2007 lors d’un contrôle d’identité des passagers d’un taxi collectif reliant Sfax à Tunis. Il avait été immédiatement déféré devant la justice et condamné, au terme d’un procès inique, à un an de prison pour “outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”, “atteinte aux bonnes moeurs” et “refus de présenter ses papiers d’identité” par le tribunal cantonal de Sakiet Ezzit, une banlieue de Sfax.

Depuis sa sortie de prison, le 21 juillet 2008, Slim Boukhdir a publié, sur des sites Internet basés pour la plupart à l’étranger, plus d’une vingtaine d’articles sur le mépris des autorités tunisiennes pour les libertés civiles. Le journaliste a notamment commenté la censure du site de socialisation Facebook ou encore les arrestations arbitraires de militants syndicaux et politiques. Le 10 septembre 2008, Slim Boukhdir a publié une chronique, sur le site du quotidien égyptien Al-Masryoun, suite à la visite en Tunisie de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, qui a appelé le président Zine el-Abidine Ben Ali a 'accélérer le rythme des réformes politiques'. Lire l’article : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=28670

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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /2008 17:06

Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives
(FTCR)

Communiqué

Nous nous réjouissons  de la libération de M. Ess'ghaier Belkhiri, ressortissant tunisien, qui a participé à Nantes au mois d'avril 2008 aux manifestations de solidarité avec la population du bassin minier de Gafsa (Tunisie) et qui a été arrêté par la police tunisienne le 01 août 2008 à son arrivée en Tunisie pour visite familiale.
Le bassin minier, connait depuis le mois de janvier 2008, un mouvement de protestation sociale de grande ampleur, pour le droit au travail et à la dignité.
La réponse du pouvoir tunisien a été, comme d'habitude, une forte répression  policière et militaire. Plusieurs dizaines de syndicalistes et de jeunes chômeurs sont arrêtés, torturés et poursuivis en justice ; De lourdes peines commencent déjà à tomber.
Les poursuites contre M.Belkhiri visent à intimider les tunisiens résidant à l'étranger et à les dissuader de toute manifestation de solidarité envers leurs compatriotes  réprimés dans le pays d'origine.
Cette libération est le fruit de la mobilisation de la société civile des deux rives de la méditerranée, en particuliers dans la région nantaise, qui s'est  élevée contre la criminalisation des solidarités. Le mouvement de solidarité se poursuit pour la libération de tous les prisonniers et mettre fin aux arrestations arbitraires et à  la série des poursuites judiciaires injustes.

Paris, le 10 septembre 2008
Pour le Bureau Fédéral de la FTCR
Le président
Mouhieddine CHERBIB

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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /2008 19:16
Reporters sans frontières
Communiqué de presse
24 août 2008

Tunisie

Victime du harcèlement des autorités, la journaliste indépendante Sihem Bensedrine à nouveau empêchée de prendre l’avion pour l’Europe

Reporters sans frontières dénonce la stratégie d’humiliation permanente que font subir les autorités tunisiennes à Sihem Bensedrine. Le 24 août 2008, la journaliste a été à nouveau empêchée de prendre un vol pour l’Autriche, pays où elle bénéficie du statut de résidente, au départ de l’aéroport de Tunis-Carthage. C’est la troisième fois depuis le début de l’année (voir le communiqué du 20 août 2008), que la fondatrice du journal clandestin Kalima se voit interdire de quitter le territoire.
 
“Retenue au moment de passer la douane le 19 août, Sihem Bensedrine a cette fois été interceptée juste après, à l’entrée du portique d’embarquement. Ce genre de mesquineries en disent assez sur la volonté des autorités de pousser à bout une personne dont le seul tort est de se situer dans l’opposition au président Zine Ben Ali, prédateur notoire de la liberté de la presse. Combien d’humiliations Sihem Bensedrine devra-t-elle endurer pour que cesse la complaisance des chancelleries occidentales, et notamment française, vis-à-vis du régime tunisien ? Dans la mesure où la journaliste bénéficie d’un statut de résidente en Autriche, Sihem Bensedrine doit aussi bénéficier du soutien de l’Union européenne et de sa présidence française”, a déclaré Reporters sans frontières.
 
“Je venais de passer les contrôles de police et de douane. C’est au moment de franchir le portique de sécurité, juste avant la passerelle qui mène à l’avion, que des douaniers m’ont interceptée et m’ont prié de les suivre dans leurs bureaux sans me fournir la moindre explication. J’ai refusé en leur faisant remarquer qu’aucun autre passager n’était soumis à ce traitement”, a confié, le 24 août, Sihem Bensedrine à Reporters sans frontières, depuis l’aéroport de Tunis-Carthage d’où elle devait prendre un vol pour Vienne. En mars 2008, Sihem Bensedrine et son mari, Omar Mestiri, avaient été retenues pendant six heures par des agents des douanes au port de la Goulette, à Tunis, puis brutalisés à l’abri des regards dans le bureau de police où ils avaient été conduits.
 
Le 19 août, alors qu’elle devait déjà se rendre à Vienne, la journaliste avait été interceptée par des policiers en civil juste avant de franchir la douane. Cette fois, l’épisode s’est répété juste après. “Devant mon refus, ils m’ont confisqué mon passeport et ma carte d’embarquement. L’avion pour Vienne parti sans moi, le passeport m’a été restitué avec une mention d’annulation sur le tampon de sortie apposé juste avant par la douane. Il s’agit bien d’une interdiction de quitter le territoire, même si les autorités persistent à le nier”, a poursuivi Sihem Bensedrine.
 
Dans son journal Kalima, devenue une plate-forme multimédia alimentée depuis l’étranger, Sihem Bensedrine avait récemment dénoncé la décision de l’Etat tunisien d’autoriser des constructions dans la zone archéologique de Carthage.

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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /2008 22:09

Tunis le 19 août 2008
La journaliste Sihem Bensedrine agressée à l’aéroport de Tunis Carthage et empêchée de quitter le territoire La police des frontières de l’aéroport Tunis Carthage a empêché ce mardi 19 août la journaliste Sihem Bensedrine, de quitter le territoire, alors qu’elle se préparait à prendre un vol pour Vienne. Après avoir subi une fouille méticuleuse de son sac à main et de son sac à dos où se trouvait son ordinateur portable et que ses documents personnels aient été épluchés, les agents de la douane lui ont demandé de les suivre dans un bureau. En l’absence d’une raison valable, cette dernière a refusé de les suivre. C’est alors que plusieurs hommes en civil ont pris la relève des douaniers, sans décliner leur identité. Après une heure de harcèlements, alors que la salle d’embarquement s’était vidée, une autre équipe de la police politique est arrivée, usant d’un ton et d’un langage discourtois et agressif, ils l’ont menacée de ne plus quitter le territoire tant qu’elle n’obéirait pas aux ordres. Après que son avion soit parti, ils se sont jetés sur elle, la brutalisant et la bousculant jusqu’elle soit tombée au sol, ils ont alors jeté son sac à dos contenant le laptop et son sac à main ainsi que son passeport au loin sur le sol de la salle d’embarquement tout en l’insultant et en lui intimant l’ordre de regagner son domicile. Rappelons que Sihem Bensedrine et son mari Omar Mestiri ont fait l’objet d’une agression dans les bureaux de la douane en mars dernier. « Etant donné que la fouille à laquelle a été soumise madame Bensedrine de la part d’agents des douanes en uniforme n’a débouché sur aucun motif de suspicion, la demande formulée par des personnes en civil, qui n’ont pas décliné leur identité, de les suivre dans des bureaux est totalement illégale ; d’autant que madame Bensedrine a fait l’objet d’une agression dans des conditions similaires au mois de mars au port de la Goulette et qu’aucune enquête n’a été déclenchée suite à la plainte en justice qu’elle a déposée. Il s’agit là d’une violation flagrante du principe de légalité auquel est astreinte l’administration et qui suppose que l’administration énonce clairement la mesure qu’elle veut accomplir et la justifie. » a déclaré l’avocat Raouf Ayadi. L’OLPEC condamne cette agression et dénonce cette interdiction arbitraire de quitter le territoire. Il exige que cessent les persécutions qui ciblent la journaliste et qu’elle soit libre de ses mouvements. Pour L’OLPEC La vice-présidente Naziha Rjiba

Par Naziha Rjiba - Publié dans : SOS COMMUNIQUE URGENT
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