Mohammed Soudani, étudiant militant de l'Union générale des étudiants tunisiens (UGET) est porté disparu

Publié le par TUNISIE STOP TORTURE

                                                       APPEL URGENT 
Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture Semaine 46 (9 au 13 novembre 2009) intervenir avant le 25 novembre TUNISIE Situation Mohammed Soudani, étudiant militant de l'Union générale des étudiants tunisiens (UGET) est porté disparu depuis le 22 octobre dernier.

Le soir du 22 octobre, Mohammed Soudani avait téléphoné à ses avocats et amis en leur disant que de nombreux agents des forces de sécurité se trouvaient devant l'Hôtel Africa, où il venait de rencontrer des journalistes, et leur avait déclaré que s'il n'y avait pas de nouvelles de lui après 22 heures, cela signifierait probablement qu'il avait été arrêté. Depuis lors, il est injoignable et son avocat et sa famille n'ont pu obtenir aucune information à son sujet auprès des autorités tunisiennes. Dès le lendemain, une plainte a été déposée auprès du procureur de Tunis concernant sa disparition. Selon Amnsety International, il pourrait être détenu dans les locaux de la Direction de la sûreté de l'État du ministère de l'Intérieur, dans la capitale, Tunis, où les actes de torture sont monnaie courante. Pour plus d'informations, lire l'article de Luiza Toscane : http://www.nawaat.org/portail/2009/11/08/disparition-dun-militant-en-tunisie-rendez-nous-mohammed-soudani/

 INFORMATIONS GÉNÉRALES
 Les arrestations arbitraires, harcèlements judiciaires et mauvais traitements à l'encontre des journalistes, défenseurs des droits de l'Homme et opposants politiques se sont multipliés en Tunisie ces dernières semaines, alors que le président Ben Ali vient d'être réélu avec 89,62% des voix. Les journalistes Zouhaïer Makhlouf et Taoufik Ben Brik ont été arrêtés et écroués respectivement les 20 et 29 octobre dernier. Outre Mohammed Soudani, une dizaine d'étudiants de l'Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) ont été arrêtés la semaine dernière. Par ailleurs, les autorités tunisiennes continuent de détenir des centaines de prisonniers aux termes des textes de loi de 2003 sur le contre-terrorisme. Beaucoup de ces personnes ont été condamnées à de lourdes peines à l'issue de procès inéquitables et sont souvent victimes de tortures et de mauvais traitements. Les actes de torture et autres formes de mauvais traitements imputables aux forces de sécurité sont fréquents en Tunisie. Dans la quasi-totalité des cas, aucune enquête n'est ouverte et les auteurs présumés de ces actes ne sont pas traduits en justice. C'est lorsque les personnes sont détenues au secret qu'elles risquent le plus d'être torturées. Les méthodes de torture le plus souvent décrites sont les coups - en particulier sur la plante des pieds -, la suspension par les chevilles ou dans des postures contorsionnées, les décharges électriques et les brûlures de cigarette. Il est également fait mention de simulacres d'exécution, de sévices sexuels, notamment de viols à l'aide de bouteilles ou de bâtons, et de menaces de violences sexuelles à l'encontre de proches du sexe féminin. En tant qu'État partie à la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Tunisie est tenue d'empêcher la torture et de " veiller à ce que les autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'un acte de torture a été commis sur tout territoire sous sa juridiction ".

Lettre à envoyer au ministre de l'Intérieur de Tunisie, et copie à l'ambassade en France : Rafik Haj Kacem Ministre de l'Intérieur Avenue Habib Bourguiba 1000 Tunis Tunisie Fax : + 216 71 340 888 Ambassade de Tunisie 25 rue Barbet de Jouy 75007 Paris Fax : 01 45 56 02 64 e-mail : atn.paris@wanadoo.fr Rafik Haj Kacem Ministre de l'Intérieur Avenue Habib Bourguiba 1000 Tunis Tunisie

Monsieur le Ministre, Membre de l'ACAT-France, je souhaiterais vous faire part de ma plus vive préoccupation quant à la situation de M. Mohammed Soudani, jeune étudiant et militant de l'UGET, disparu depuis le 22 octobre 2009. Selon mes informations, il pourrait être détenu dans les locaux de la Direction de la sûreté de l'État du de votre ministère, à Tunis. Pourtant, son avocat et sa famille n'ont pu obtenir aucune information à son sujet. Je vous demande instamment de : - révéler sans délai le lieu de détention de Mohammed Soudani et de lui permettre de consulter l'avocat de son choix, de recevoir la visite de ses proches et de bénéficier de tous les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin ; - veiller à ce qu'il ne soit ni torturé, ni victime d'autres formes de mauvais traitements ; - le libérer immédiatement et sans condition, à moins qu'il ne soit inculpé sans délai d'une infraction dûment reconnue par la loi et jugé dans le cadre d'une procédure conforme aux normes internationales d'équité des procès. Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le ministre, l'expression de ma haute considération,

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