LE RCD DE BEN ALI : QUEL CULOT

Publié le par TUNISIE STOP TORTURE

 Le secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), au pouvoir en Tunisie, a exprimé lundi le souhait de voir le président Zine El Abidine en Ali continuer à diriger le pays et briguer un sixième mandat successif de cinq ans lors de l'élection de 2014.

Au cours d'une conférence de presse tenue à la veille de la célébration du 23ème anniversaire de l'accession au pouvoir de l'actuel homme fort de Tunis, Mohamed Ghariani a évoqué les appels répétés émanant depuis plusieurs mois du comité central du RCD, ainsi que d'autres institutions et composantes de la société, exhortant M. Ben Ali à se porter candidat pour le prochain scrutin.

Il a fait état du souhait du RCD que le président Ben Ali réponde à ces appels qui, selon lui, sont un "signe de quiétude et de confiance en sa capacité à hisser la Tunisie au rang des pays avancés, objectif essentiel du programme annoncé à la suite de sa réélection en 2009".

En 2014, l'actuel chef de l'Etat aura 78 ans, alors que les dispositions actuelles de la Constitution tunisienne limitent à 75 ans l'âge maximum du candidat à la présidentielle.

Le secrétaire général du puissant RCD qui, selon ses dirigeants, compte quelque 2,5 millions d'adhérents sur une population de dix millions de personnes, a implicitement laissé entendre qu'un nouvel amendement constitutionnel interviendrait pour ouvrir la voie à une nouvelle candidature du président Ben Ali. "Chaque chose en son temps", a-t-il répondu à une question de l'Associated Press.

"En tout état de cause, tous les amendements exceptionnels introduits dans la Constitution visent à faciliter les conditions de candidature pour les rendre à la portée de la plupart des partis politiques", a-t-il avancé.

Selon lui, "il n'est pas question de revenir sur les fondamentaux que sont l'alternance au pouvoir et l'abrogation définitive de la présidence à vie", réfutant "les fausses allégations de certains".

L'opposition radicale accuse le pouvoir d'avoir "en fait rétabli la présidence à vie" et de concevoir des "amendements sur mesure" pour exclure de la course à la présidentielle "les opposants indésirables".

En 2009, le chef historique du parti démocratique progressiste (PDP), l'avocat Néjib Chebbi, et celui du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), le Dr Mustapha Ben Jaâfar, ont vu leurs candidatures rejetées parce que non conformes aux dispositions constitutionnelles.

Publié dans ESPACE INFO

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