BEN ALI, MARIONETTE OU COMPLICE

Publié le par TUNIS NEWS

 Il y a fort à parier que si un jour les militants nationalistes, les destouriens menés par Bourguiba se réveillent, ils regretteront la période coloniale. Ils ont dévoué leur vie pour l’indépendance et ont construit un Etat fondé sur l’honnêteté et le sens du devoir. Pour nous qui aimons le pays, quelle différence ! Une famille entière à leur tête une dame aux mœurs douteuses n’avait pas le sou en 1993, tachhaq ma talhak ;  elle a pris en otage l’Etat. La mère, soi-disant al-Hajja (que la Mecque sacrée en soit  épargnée !) était une harza dans un hammam. Ses enfants gouvernent la Tunisie. Tout le monde sait aujourd’hui ce qu’il en est de cette famille. Même la télévision nationale est à leur service. Le  budget de la RTT est généreusement donné à  Belhassen Trabelsi, l’entremetteur de sa sœur chérie, la cinquième (al-Khamsa).   Il a fondé Cactus  construite en plus d’un palais à Utique sur des terrains expropriés à Abbas Feriani. Le clan Trabelsi est conseillé par le petit homme Abd al-Wahhab Abdallah. Le malin  a placé Rafiq al-Haj Kacem, à sa solde au ministère de l’intérieur et maintenant il nourrit l’espoir de l’occuper lui-même. Leila manipule le président et elle fait le vide autour de lui. Le personnel du Palais lui rend compte et les ministres sont à ses pieds. En face de cette équipe, Abd al-Aziz Ben Dhia  le chef du clan des hommes de droit. Afin de prolonger une longue carrière, il a choisi l’alliance  avec Mohamed Sakh al-Materi un gosse dont la stupidité ne doit jamais être sous-estimée. De même, sa soi-disant piété  n’a rien à faire avec  l’islam. Et quelle religion légitime les biens mal acquis !  Et le président Zine al-Abdine Ben Ali dans tous cela : une marionnette ou un complice !  Tant qu’il n’a pas réagi le président est l’instigateur, le principal responsable et l’arbitre d’une mafia. Il signe les décrets en son nom et donne les ordres selon sa volonté. Et puis les Trabelsi, Leila en premier, n’aiment pas Ben Ali.  Ils ont assuré leurs arrières en plaçant de l’argent partout, à Dubaï, en France et ailleurs. Comment dans ces conditions, Ben Ali peut-il présider le conseil  des ministres en présence de ministres à la réputation intacte comme Ghannouchi, Jouini et Chelbi et leur parler du sens de l’Etat  et du respect des institutions.  Les deux équipes veulent pousser Ben Ali à la faute. Ils font maintenant de la surenchère sur un mandat supplémentaire (toujours le dernier !) en 2014. Et Ben Ali s’apprête à renier le  serment qu’il a fait en novembre 1987 : « plus jamais de présidence à vie ». Qui peut arrêter ces gens !

 

SOURCE TUNISNEWS N° 3828 du 15.11.2010

Publié dans CHRONIQUE

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hedia 05/02/2011 02:06



Le peuple Tunisen l'a fait!!!!!!!!!!!!!