A QUAND LA REVOLUTION

Publié le par CHOKRI YACOUB

LA  REVOLUTION  C' EST  NOTRE  SEUL  SALUT

Chaque jour qui passe avec ZABA sur le trône c’est un jour de trop pour les millions de tunisiens,   surtout pour les familles de certains  disparus ainsi que pour  les milliers de prisonniers d’opinions qui croupissent injustement et sans motif dans les goulags du dictateur ZABA depuis plusieurs années  dans des conditions  inhumaines, ces familles qui souffrent le martyr restent très inquiètes et angoissées sur le sort atroce réservé à leurs proches...

Avec ces méthodes inhumaines  le dictateur tunisien nous montre une nouvelle fois son mépris au peuple tunisien et surtout sa main mise sur l'appareil de l'Etat et son acharnement  à l'encontre des opposants politiques et leurs familles.

Ben Ali qui se croit au dessus des lois depuis qu'il s'est attribué l' impunité à vie lors de son dernier coup de force le " MASCARENDUM " du  26.05.2002,  continue de faire ce qu'il veut et renforce son abus de pouvoir sans inquiétude et nous tunisiens on se tait, on se la boucle et on reste spectateur devant les crimes de ce dictateur.

Le temps est venu pour sauver ce qu'il y'a à sauver et il est de notre devoir et de notre responsabilité de stopper cette  gangrène qui ronge notre cher pays depuis le sinistre coup d état médical du 7 novembre 1987, date à laquelle notre chère  Tunisie a sombré d’avantage dans une  dictature plus sanglante que la précédente. 

 Il faut agir vite pour désinfecter la Tunisie de ce virus qui ne cesse de contaminer le pays sous le regard répugnant du dictateur  Ben Ali et de ses serviteurs qui n'ont aucun respect à la dignité humaine.

C'est le moment de renverser ce pouvoir totalitaire et tortionnaire du général Ben Ali et d'éradiquer son système corrompu et de bannir son RCD.

Il n'y a pas d'autres solutions que le soulèvement populaire et la révolution pour anéantir à jamais la dictature et rendre à tous les tunisiens leurs dignités et leurs honneurs. Je pèse mes mots car le dictateur Ben Ali ne va pas   laisser  le choix au peuple tunisien et il ne partira jamais de son propre gré, il a tellement fait du mal et impliqué  dans des magouilles financières en fermant les yeux sur les dérives et le zèle de sa mafia de famille et surtout de belle famille les fameux «  TRIPOLITAINS »  que ce dictateur  ne va pas abandonner le pouvoir malgré qu il  s’est  accordé l’immunité pour les crimes commis pendant l exercice de ses fonctions et après la fin de son règne. ( d'autres dictateurs  de sa tronche avaient aussi l'immunité )


Il faut en finir avec Ben Ali qui règne sur la Tunisie tel qu'un monarque avec ses méthodes barbares et moyenâgeuses.

Pour abattre ce régime signifie compter sur nos propres forces aussi faibles soient elles. Notre seule force sera notre capacité à imaginer comment y parvenir. Mais on aura avancé si l'on se débarrasse totalement de l'esprit de revendication.  Nous ne demandons rien à Ben Ali, même pas son départ. Nous le faisons et nous devons savoir y parvenir sans lui demander son avis!

Arrêtons donc de quémander. Mettons nous au vrai travail d'opposition, celui de la démolition de la dictature en ne comptant que sur nous même. Car  comme dans toute guerre il y a une stratégie, il y a un plan et sans plan il n' y a pas de lutte, il n'y a pas d'opposition, il n' y a pas de victoire.

Et ce plan, construisons le ensemble, sérieusement efficacement et sans tarder.  Ne perdons plus le temps, il faut préparer un réel programme politique afin de reconquérir la jeunesse tunisienne en perdition.  Il faut concentrer le travail sur la lutte  contre la misère, la corruption et l´impunité, c´est le seul sujet de conversation qui touche toutes les classes sociales puisque la grande majorité des tunisiens ne s´intéresse guère à la politique ni aux droits de l´Homme!!!

Certaines «  mauvaises langues » diront que c´est facile d´écrire en étant  derrière un écran, à l´abri des représailles de la redoutable PPZ ( Police Politique de Zine ) et je les comprends parfaitement, mais c´est pour cette raison que  depuis le début de mon engagement en faveur des libertés d´expression et la lutte contre la dictature je n´ai jamais signé  avec des pseudo, j´ai toujours signé mes modestes écrits en signant par mon propre nom, c'est aussi une manière   pour montrer aux millions de tunisiens qu´on a plus le droit d´avoir peur et je précise ce que je fait ce n'est pas du courage ni de l'héroïsme c'est un droit.

Je rappelle que les vrais héros, ce sont  ceux qui luttent depuis l'intérieur du pays, ainsi que les milliers de prisonniers et leurs familles y compris femmes et enfants, et j'espère qu'un jour, ils seront tous indemnisés et que leurs tortionnaires y compris le dictateur ZABA  seront jugés... 
 

 

Chokri YACOUB

http://espace.tunisie.over-blog.com/

 

Publié dans CHRONIQUE

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