CE BLOG EST CENSURÉ EN TUNISIE PAR LA POLICE DE L'INTERNET DU DICTATEUR BEN ALI ET ON LE DÉDIE A TOUTES LES VICTIMES ET LES PERSONNES TOUCHÉES DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT PAR LA REPRESSION SANGLANTE MENÉE PAR LE RÉGIME ET LA POLICE POLITIQUE DU GÉNÉRAL LE DICTATEUR ZINE EL ABIDINE BEN ALI DEPUIS SON COUP D'ÉTAT MÉDICAL CONTRE L'ANCIEN DICTATEUR HABIB BOURGUIBA.
" C'EST IDIOT DE VOULOIR CHANGER LE MONDE MAIS C'EST CRIMINEL DE NE PAS ESSAYER "
Professeur Moncef MARZOUKI Président du Congrès pour la République.
" Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire "
Albert Einstein.
Nous venons d'apprendre avec colère et consternation les sévices sexuels
dans les geôles de Ben Ali dont a été victime une journaliste militante membre du Forum démocratique pour le travail et la liberté (FDLT), et membre de l’Association de lutte contre la torture en
Tunisie (ALTT) suite aux manifestations de soutien aux syndicalistes du bassin minier de Gafsa.
Dans une interview accordée au quotidien suisse Le Temps, quelques heures après sa libération, Madame Dhifaoui a eu le courage de parler avec pudeur de son calvaire : «J'ai passé trois mois et
dix jours à la prison de Gafsa. Au début, j'ai été violée. Aujourd'hui, je suis en bonne santé, mon moral est bon et je n'ai qu'une idée en tête: continuer mon travail de journaliste et de
politicienne. Mais je ne sais pas si j'aurai le droit de le faire.» (Voir Le Temps du 7 novembre 2008, et Tunisnews, même date, interview accordée à Isolda Agazzi, InfoSud).
Nous savons que la plupart des autres détenus dans la même affaire ont aussi été torturés, comme l'ont été et le sont encore une importante proportion des prisonniers politiques depuis
l'accession du général Ben Ali aux affaires en 1984.
La torture et le viol pratiqués à grande échelle en Tunisie benalienne constituent selon les critères de l'ONU un crime contre l'humanité. Ils constituent aussi des armes faciles mais efficaces
entre les mains du règime pour semer la terreur dans tout le pays. Ben Ali l'a compris depuis qu'il a pris ses fonctions de premier flic en 1984. La torture est pour lui la baguette magique qui
fait de tout Tunisien un mouton, parce que humilié et terrorisé.
Nous demandons que ces crimes qui perdurent depuis 24 ans en Tunisie – pour ne compter que le règne benalien - soient dénoncés et combattus avec la dernière énergie par tous les Tunisiens.
Nous demandons que le premier responsable de ces crimes et donneur d'ordre le général Ben Ali soit arrêté et jugé avec ses complices et exécuteurs devant la Cour pénale internationale pour crimes
contre l'humanité.
Nous demandons aux militants de se mobiliser sérieusement contre ces fléaux que sont la torture et le viol des femmes qui gangrènent toute notre société et qui sont la clé de voûte de tout le
système de terreur policière.
Nous exprimons à Madame Zakia Dhifaoui les sentiments de notre solidarité et nous lui apportons notre sympathie pour ce qu'elle a subi de la part de brutes inhumaines, et nous l'encourageons à
porter plainte auprès de la Cour pénale internationale contre ses bourreaux et contre leurs donneurs d'ordres.
Le Bureau
Paris, le 9 novembre 2008
Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe
1 rue Cassini – 75014 Paris – Tél . 01 43 29 68 98
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