C'était passé chez le dictateur le Général Ben Ali

Publié le par Slim Bagga Journaliste

Il a 19 ans, l'assassinat de Marouène Ben Zineb

 

Alors que Ben Ali s'apprête à annoncer sa ènième candidature à de fausses élections, une famille doit se souvenir dans la plus déchirante des douleurs qu'il y a exactement 19 ans, le 28 juillet 1989, l'un des siens a disparu, assassiné par ce régime criminel. C'est la famille Ben Zineb, originaire de la ville de Mahdia.
Leur fils Marouène, 27 ans à l'époque des faits, est un jeune et brillant informaticien sans histoire. Il s'apprêtait à s'installer aux USA. Son crime était d'entrer accidentellement dans le système informatique de Carthage alors qu'il naviguait sur la toile quelques jours auparavant. Ce dont il fit part à sa soeur.
Inquiet de sa disparition, le père de Marouène, un juge retraité du tribunal administratif finit par obtenir une audience du ministre de l'Intérieur de l'époque Chedli Neffati qui l'assura que son fils n'a fait l'objet d'aucune interpellation. Mais voilà que quelques jours plus tard, son corps fut retrouvé à la morgue sous une fausse identité (Garci).

Le père perd la vie quelques mois plus tard après avoir sombré dans l'alcool alors qu'il n'avait jamais bu auparavant. Et pour cause: dès que l'affaire a commencé à s'ébruiter, la tête à claques, chedli Neffati convoqua Habib Ben Zineb et le "conseilla" de ne pas trop fouiner concernant la mort "accidentelle" de son fils.

Voilà pour les faits concernant ce meurtre prémédité par les plus hautes instances de l'Etat.
Si jugement, il devrait y avoir un jour, cela doit concerner Ben Ali mais aussi tous ses ministres de l'Intérieur. Abdallah Kallel, cet ex-ministre qui allait être interpellé par la justice suisse s'il n'avait fui en voiture médicalisée, Abdallah Kallel donc a lui aussi usé de méthodes musclées et de menaces contre certains parents.
Cette anecdote authentique est peu connue des Tunisiens.
Au début des années 1990, le fils d'un ex pdg de banque (la banque du sud et la STB, ne le nommons pas par morale) avait un fils qui a réussi dans le tourisme et s'apprêtait à monter un projet d'envergure. Ce fils se maria avec une belle jeune fille, raconte-t-on, d'origine sfaxienne. Voilà qu'il remarqua qu'à des heures précises, sa femme s'absentait du domicle conjugal pour de longues heures. Le doute s'installa, et il décida de la prendre en filature. Il s'aperçut alors qu'elle allait à Hammamet, toujours au même hotel et y occupait la même chambre. Il se rendit alors au poste de police de la ville balnéaire et se fit accompagner d'agents de police pour faire constater l'adultère en flagrant délit. Quelle ne fut sa surprise (ou double choc) lorsqu'il découvrit que l'amant était un certain ...Moncef Ben Ali.
En réalité, le défunt frère du Général-Président avait recruté cette jeune femme pour exercer les porteuses de valises (drogue et argent sale) entre l'Europe et la Tunisie. C'est que cette dame était inconnue des services européens, donc insoupçonnable là où Moncef Ben Ali était recherché pour trafic de drogue et condamné à 10 ans de prison par contumace.
Là encore, Abdallah Kallel usa de menaces la famille si elle se hasardait à trop parler.
Evidemment! Comment éclabousser ces honorables familles au pouvoir?

Slim Bagga Journaliste
Source Tunisnews

Publié dans ESPACE INFO

Commenter cet article