Renvoi du procès d'un Tunisien expulsé d'Italie pour liens terroristes

Publié le par AFP

TUNIS, 2 juil 2008 (AFP) 

Le procès d'un Tunisien expulsé d'Italie pour liens présumés avec des milieux terroristes, et précédemment condamné en Tunisie à 115 ans de prison, a été renvoyé mercredi au mois d'octobre par un tribunal militaire de Tunis.

Essid Sami Ben Kemais, alias Saber, 40 ans, était absent à l'appel de son nom devant ce tribunal permanent qui a aussitôt reporté l'audience au 15 octobre. Saber doit être rejugé par la justice militaire qui l'a condamné par contumace à 100 ans de prison pour "appartenance à une organisation terroriste opérant à l'étranger", en l'occurrence le réseau Al Qaïda d'Oussama Ben Laden. Selon son avocat, Samir Ben Amor, le prévenu n'a pas été présenté au tribunal militaire en raison de sa comparution mercredi même devant un autre tribunal civil de Tunis.

Cette instance, qui devait statuer sur la condamnation du prévenu à 15 ans de prison dans deux affaires également liées à son implication présumée dans des activités "terroristes", a aussi décidé un report d'audience, a indiqué à l'AFP Me Ben Amor.

Tous les jugements ont été prononcés par défaut entre 2000 et 2007, période durant laquelle Saber a séjourné en Italie où il a été condamné en février 2002 à six ans et deux mois de prison pour association de malfaiteurs à des fins de terrorisme et à l'expulsion.

Livré le 3 juin par l'Italie, Sami Ben Kemais a été incarcéré à la prison de Mornaguia (ouest de Tunis), après une procédure d'opposition à ses jugements antérieurs. Accusé de nouveau en 2005 de terrorisme dans un autre procès en Italie, ce Tunisien a fait l'objet d'un décret d'expulsion duministre de l'Intérieur Roberto Maroni.

Ses avocats italiens avaient fait appel de cette décision au motif qu'il risquait, selon eux, de subir des traitements inhumains en Tunisie et la Cour européenne des droits de l'Homme avait accepté ce recours en ordonnant une suspension de l'expulsion.

Le ministre tunisien de la Justice et des droits de l'Homme Bechir Tekkari a assuré que le prévenu serait "rejugé dans les conditions d'un procès équitable et public" et rejeté les craintes de mauvais traitements.

AFP

Publié dans ESPACE INFO

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