LA POLICE DE SARKOZY A L'OEUVRE

Publié le par Par Mouldi M’BAREK

Droits de l’Homme : Deux poids, deux mesures

Un jeune émigré tunisien de 22 ans, interpellé vendredi à Grasse (Alpes-Maritimes, France), est mort au cours de son transfert au commissariat de cette ville française.
Un Tunisien qui a filmé la scène affirme avoir vu le jeune émigré tunisien littéralement étranglé et jeté dans le coffre de la voiture de police.
Aussitôt informées, les autorités judiciaires tunisiennes ont confié l’affaire à un juge d’instruction qui, en attendant la constitution d’une commission rogatoire internationale, a convoqué le père de la victime afin que toute la lumière soit rapidement faite sur les circonstances de ce drame.
Toutefois, en tant que Tunisiens, mais aussi en tant que citoyens de notre village planétaire, nous avons le droit et le devoir de nous interroger sur le silence de certaines organisations et associations dites de défense des droits de l’Homme et des libertés.
Que font, en effet, ces organisations et ces «illustres» personnalités pour dénoncer les crimes racistes, les bavures et toutes ces injustices infligées aux émigrés ?
Pourquoi montrent-elles du doigt la moindre petite chose dès qu’il s’agit des pays du Sud et passent-elles sous silence tous les dépassements, bavures et crimes racistes dès qu’il est question des grandes démocraties occidentales?
Pourquoi ces associations et ces militants des droits de l’Homme se déplacent-ils très vite pour aller à la rencontre des gens qui font des «régimes» et refusent-ils de balayer devant leur porte ?
Faut-il uniquement s’intéresser aux droits de l’Homme et des libertés en dehors des démocraties occidentales ? Les droits de l’Homme sont-ils exploités et instrumentalisés pour déstabiliser les pays du Sud qui ont opté pour la modération, l’ouverture et la modernité ?
Pourquoi certains pseudo-militants de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, qui pourtant n’hésitent pas à crier au scandale pour le moindre petit détail dès qu’il s’agit de porter préjudice à leur pays, refusent-ils de se manifester pour dénoncer les mauvais traitements infligés en Occident aux émigrés des pays du Sud ? Ont-ils peur que leurs maîtres se fâchent et revoient à la baisse leurs faveurs ?
Ceux qui ont opté pour les salons, le confort et les communiqués de presse peuvent-ils réellement militer pour les droits de l’Homme et incarner les préoccupations et les aspirations de leurs peuples ? Produits par un puissant réseau de financement international, ces pseudo-militants des droits de l’Homme sont à la merci de leurs maîtres qui leur dictent leurs lois pour imposer leur nouvel ordre aux pays du Sud.
Il est vrai que toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire. Toutefois, sans pour autant vouloir donner des leçons aux uns et aux autres, les droits de l’Homme et les libertés sont une cause noble et précieuse pour l’humanité entière, les instrumentaliser pour tenter de déstabiliser, notamment les pays arabes, qui déploient d’énormes efforts pour moderniser leurs sociétés, est le moins que l’on puisse dire peu digne de la part de ceux qui prétendent défendre la noble cause des droits de l’Homme.
L’instrumentalisation politique des droits de l’Homme par certaines organisations internationales qui usent et abusent de la politique des deux poids, deux mesures, tout comme les méthodes employées par certaines associations nationales lesquelles s’appuyant sur des allégations engagent des campagnes de dénigrement et de diffamation pour porter atteinte de manière sélective à leur pays, constituent une insulte grave à la noble cause des droits de l’Homme et des libertés qui ne peuvent être décidés et réalisés que par l’humanité tout entière, avec tous les hommes et toutes les femmes et au profit de tous les êtres humains.
La destinée du monde est la somme de toutes les civilisations, de toutes les religions et de toutes les cultures.
 
Par Mouldi M’BAREK

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