Appel solennel du prisonnier politique Mr Abderrahmane Tlili

Publié le par Omar Khalassi

  L’affaire du prisonnier politique tunisien Abderrahmane Tlili connaît un nouveau rebondissement. En effet, une dépêche de  l’Agence France Presse (AFP) datant du 23 janvier 2008  annonce qu’il a entamé, depuis le 16 jan 2008, sa deuxième grève de la faim. Il  est sorti de son silence en déclarant officiellement qu’il a été victime d’un procès politique dont l’objectif principal est de l’éliminer de la scène politique tunisienne.  

 
Premier candidat contre Ben Ali aux élections présidentielles de 1999 et fondateur et ancien Secrétaire général de l’Union démocratique unioniste Abderrahmane Tlili reprend le combat politique. Ses propos sont clairs, leur signification politique est d’autant plus importante quelle  s’inscrit parfaitement dans le cadre général des luttes pour les libertés politiques en Tunisie que  l’opposition tunisienne  contre le despotisme du régime   . 
Abderrahmane Tlili, pour reprendre ses termes, proteste :
       « - contre les atteintes constantes à ses droits de détenu et les mauvais traitements infligés en général aux prisonniers politiques en Tunisie ;
         - contre le procès fictif qui lui a été intenté en 2003 pour l’éliminer de la scène politique et l’emploi de la justice à des fins de répression ;
         - contre les violations permanentes des libertés individuelles et publiques en Tunisie et l’inexistence de toute perspective de démocratisation politique en Tunisie … »
 
Après plus de quatre années d’emprisonnement,  Abderrahmane Tlili  a acquis la conviction que le président Ben Ali n’a pas les moyens de se dégager de l’influence néfaste de son entourage. Ce cercle très fermé est constitué de ses proches et de ses conseillers qui voient en Abderrahmane Tlili leur concurrent le plus sérieux et  souhaitent organiser la succession à leur profit en maintenant ce dernier en prison le plus longtemps possible. En effet, certains proches de Ben Ali poussent le ridicule jusqu’à prétendent que Abderrahmane Tlili «ne veut pas sortir de prison».
 
La réaction de Abderrahmane Tlili est également une réponse à la stratégie du régime qui a su soudoyer certains membres du parti Union des Démocrates Unionistes après la condamnation et l’emprisonnement  de son président.  Ceux qui ont tourné le dos au combat de Abderrahmane Tlili ont été généreusement récompensés par des postes électifs, des facilités auprès des banques ou par l’octroi de marchés et d’aides multiples.  Pour accéder à ces privilèges et prouver leur utilité au régime de Ben Ali,  certains malheureusement ont menti et en tenu des propos diffamatoires contre Abderrahmane Tlili.   
 
Abderrahmane Tlili  lance un appel solennel aux syndicats aux associations des droits de l’homme et aux démocrates pour l’aider à recouvrir sa liberté en signant la pétition suivante.
 
Omar Khalassi
Comité International de Soutien à Abderrahmane Tlili

Publié dans ESPACE INFO

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