Tunisie: Deux ex-prisonniers politiques décédés en une semaine

Publié le par VERITE ACTION

 A  peine quelques jours après le décès d’Ahmed Bouaziz emporté par un cancer contracté et mal soigné en prison, deux autres ex prisonniers, victimes de la vengeance aveugle du régime tunisien, se sont éteints cette semaine.

 

Monsieur Mongi Ayari, âgé de 54 ans, père de 4 enfants, est décédé le jeudi 24 janvier 2008 aussi victime d'un cancer. Il a été emprisonné à plusieurs reprises dont 13 ans à partir de 1992. Il a quitté la prison en 2004. Jugé lors des procès de la décennie noire des années 90, il a été victime du cancer, comme c'est le cas pour les autres prisonniers malades laissés sans soins et dans des conditions d'emprisonnement inhumaines, de la négligence médicale et de la volonté de destruction de l'être humain.

 

Le même jour, le jeudi 24 janvier 2008, un autre ex-prisonnier, victime du même mal est parti. Monsieur Tahar Chedli, âgé de 57 ans, père de 4 enfants.

 

Les autorités pénitentiaires tunisiennes avaient refusé de donner des soins à plusieurs reprises pour ce genre de cas ou de les transférer dans des hôpitaux. Plusieurs prisonniers ont été libérés après qu'un avis médical les donnés comme mourant, tel été le cas de feu Lotfi Idoudi et récemment celle de feu Hachemi Mekki.

 

De sources de confiance en Tunisie, nous apprenons que les ex prisonniers politiques suivants sont atteints de maladies chroniques:

1. Mr. Ali Zouagui, souffre du cancer de la prostate, il a été différé devant un juge la semaine passée pour un jugement prononcé en 1992 et pour lequel il a payé des dizaines d'années d'emprisonnement.

2. Mr. Ali Guiloufi, souffrant de leucémie.

3. Mr. Fathi Ouergui, soufrant de 9 maladies dont le cœur, l'asthme et le dos.

4. Mr. Aïssa Amri, soufrant de 6 maladies différentes.   

 

Ces ravages de cancer dans les rangs des ex-prisonniers laissent poser des questions concernant l'origine de ce mal qui frappe particulièrement ces ex-prisonniers.

 

Vérité-Action présente ses condoléances aux familles Ayari et Chedli, à leurs proches et amis et à la Tunisie toute entière.

 

Vérité-Action appelle le régime tunisien à son devoir de se conformer au droit international et au droit tunisien et de prendre en charge le soin des prisonniers et des ex-prisonniers et à arrêter cette politique de vengeance à l'encontre des opposants politiques.

 

Vérité-Action rappelle que des dizaines d'ex-prisonniers et de prisonniers souffrent de maladies diverses et qui nécessitent des soins et des appuis matériels et moraux. Il est temps de mettre fin à cette politique de laisser pour comptes.

 

 

Service de l'information

Source: http://www.verite-action.org/

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