SARKOYZY VIENT AU SECOURS DES DICTATEURS

Publié le par REUTERS (Sophie Louet)

"Il faut soutenir le gouvernement de M. Bouteflika, parce que personne ne veut d'un gouvernement taliban en Algérie. Il faut aider M. Moubarak en Egypte (...) - qu'est-ce qu'on veut là-bas, les Frères musulmans?

 

NICOLAS SARKOZY, Président de la République Française – Paris, le 8 janvier 2008
 
Sarkozy regrette le "charivari un peu ridicule" sur Kadhafi

 

 AFP, le 8 janvier 2008 à 13h20

PARIS, 8 janvier (Reuters) - Nicolas Sarkozy a de nouveau défendu mardi "la diplomatie de la réconciliation" engagée sous son autorité, soulignant que la France devait "parler avec tout le monde" et regrettant "le charivari un peu ridicule" autour de la visite de Mouammar Kadhafi en décembre à Paris.
 
"Ce que veut faire la diplomatie française, c'est une diplomatie de la réconciliation. La France doit parler avec tout le monde", a déclaré le chef de l'Etat lors de sa première grande conférence de presse à l'Elysée.
 
"Je ne regrette pas d'avoir essayé avec la Syrie, même si on n'a pas obtenu de résultats, parce que la France veut tendre la main, la France veut être honnête, la France veut être de bonne foi", a-t-il souligné.
 
"Quand les Syriens n'ont pas répondu aux appels de la France, j'en ai tiré toutes les conséquences en condamnant l'attitude de la Syrie", a-t-il ajouté à propos du dossier libanais.
 
"Il faut soutenir le gouvernement de M. Bouteflika, parce que personne ne veut d'un gouvernement taliban en Algérie. Il faut aider M. Moubarak en Egypte (...) - qu'est-ce qu'on veut là-bas, les Frères musulmans?, a-t-il plaidé.
 
Dans ce cadre, Nicolas Sarkozy s'est amusé du "charivari un peu ridicule sur la venue de M. Kadhafi", qui s'est rendu par la suite en Espagne.
"Quand je vois comment il a été reçu en Espagne, par le roi d'Espagne et par le Premier ministre socialiste, je dis qu'elle doit bien mal se porter l'Internationale socialiste", a-t-il
ironisé.
"Quand je vois le comportement d'un certain nombre d'Etats et de dirigeants, je me dis : 'si nous ne recevons pas des gens qui ont renoncé au terrorisme, qui ont indemnisé les victimes, qui ont libéré des otages, si on ne les accompagne pas vers la respectabilité, qu'est-ce qu'on fera avec les autres?", a justifié Nicolas Sarkozy.
 
(Sophie Louet)
 
REUTERS

Publié dans SANS FRONTIERES

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