Condamnations dans le monde après l'assassinat de Benazir Bhutto

Publié le par AFP


WASHINGTON (AFP) - 27/12/2007 17h53

benazir.jpgLes Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, l'Inde, la Chine, le Vatican ont condamné jeudi l'attentat "odieux" et "abominable" qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, en espérant que la stabilité serait préservée au Pakistan.

A Islamabad, le président Pervez Musharraf a appelé à la "paix". L'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, pour sa part, a promis aux partisans de l'opposition de "mener leur guerre" après la mort de Benazir Bhutto, comme lui ancien chef du gouvernement et dirigeante de l'opposition.

Benazir Bhutto a été tuée jeudi dans un attentat-suicide à l'issue d'un meeting électoral à Rawalpindi, près d'Islamabad, à deux semaines des législatives.

Le président américain George W. Bush a condamné ce "lâche" assassinat "perpétré par des extrémistes assoiffés de sang qui essayent de miner la démocratie au Pakistan". Il a appelé les Pakistanais à poursuivre le processus démocratique.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré "choqué et scandalisé" par ce "crime odieux".
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a condamné une "attaque contre la démocratie et contre le Pakistan".
La Russie a "condamné fermement" l'attentat, a déclaré la diplomatie russe, citée par les agences.
"Nous condamnons fermement cet attentat (...) et espérons que la direction du Pakistan va réussir à prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité dans le pays", a indiqué le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Kamynine.
La Chine est "choquée par l'assassinat au Pakistan du chef de file de l'opposition Benazir Bhutto et condamne fermement cette attaque terroriste", a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Grand voisin et rival du Pakistan, l'Inde a qualifié d'"acte abominable" l'assassinat de Benazir Bhutto.
"Nous sommes choqués et horrifiés par sa mort", a déclaré à des journalistes le ministre des Affaires étrangères Pranab Mukherjee.
Le président afghan Hamid Karzaï, qui avait participé mercredi au Pakistan à un sommet avec son homologue Pervez Musharraf et avait rencontré Benazir Bhutto quelques heures avant son assassinat, a condamné "de la façon la plus vigoureuse cet acte de lâcheté d'une immense brutalité".
A Londres, le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé que Benazir Bhutto avait été "assassinée par des lâches qui ont peur de la démocratie".
Le président français Nicolas Sarkozy a condamné l'attentat, qu'il a qualifié d'"acte odieux", a indiqué la présidence.
La chancelière allemande Angela Merkel, "bouleversée et horrifiée par la nouvelle", a condamné un "attentat terroriste lâche", selon un communiqué.
A Rome, le chef du gouvernement italien Romano Prodi a condamné "avec indignation (...) le fanatisme" qui a coûté la vie à Benazir Bhutto, appelant à "ne pas interrompre le difficile chemin vers la paix".
Le Vatican a qualifié l'attentat de "tragique et terrible", selon le porte-parole du Vatican, le père Frederico Lombardi.
Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt a exprimé son "dégoût et sa consternation face à un tel acte bestial", et le ministre irlandais des Affaires étrangères Dermot Ahern a dénoncé cet "attentat épouvantable". Le Danemark, la République tchèque et la Finlande ont condamné l'attentat.
Le Japon a lui aussi "condamné" l'attaque. "Il est absolument inacceptable de tenter de résoudre un problème par la violence", a déclaré à la chaîne de télévision NHK le ministre des Affaires étrangères Masahiko Komura.
Au Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a exprimé sa colère, se disant choqué par ce "crime haineux et terroriste", a rapporté l'agence officielle égyptienne Mena.
En Israël, le président Shimon Peres s'est déclaré "choqué".
Les Emirats arabes unis ont condamné l'assassinat de Benazir Bhutto, qui avait vécu en exil à Dubaï.
La Turquie a condamné "avec violence" l'attentat.

Publié dans SANS FRONTIERES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article