LE TUNISIEN ADEL CHEDLI N A PAS PEUR DU DICTATEUR BEN ALI

Publié le par Nicolas JACQUIER

VOILA ENCORE UNE FOIS ON MÊLE DIEU AVEC LE FOOTBALL, L'INTERNATIONAL TUNISIEN ADEL CHEDLI  A DECLARÉ DANS UN  JOURNAL SUISSE  QU'IL NE CRAIGNAIT  PERSONNE A PART DIEU, C'EST UNE BONNE CHOSE QUAND ON SAIT QUE DANS  SON PAYS D'ORIGINE LA PLUS GRANDE MAJORITÉ DE LA POPULATION CRAINT PLUS LE DICTATEUR ZINE EL ABIDINE BEN ALI QUE LE BON DIEU.( commentaire Ch.YACOUB )
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Adel Chedli: «Je n'ai peur que de Dieu»
Adel Chedli refuse de faire de Galatasaray une «montagne». Il croit à l'exploit. Incarnant son propre rôle à l'écran, le papa de Myriam, Janène et Kaïs se retrouve... dans les jeux vidéo
Nicolas Jacquier - 20/09/2007

«Je n'ai peur que de Dieu, sinon je ne crains personne... En tout cas pas les joueurs de Galatasaray. Ils ne me font pas peur.» Adel Chedli a les crocs et le(s) montre. «On a déjà joué contre plus fort que ça. On va leur montrer que l'on n'est pas des rigolos!» Sans doute conforté par le souvenir de 1997 - où Galatasaray, l'emportant deux fois sur le score sans bavure de 4-1, s'était royaumé -, le visiteur d'Istanbul pourrait prendre son «modeste» adversaire de haut. C'est peut-être là que réside d'ailleurs la grande (seule?) chance du FC Sion: «Je suis convaincu que les Turcs nous prendront de haut, reprend Chedli. De Sion, ils n'en ont rien à foutre, alors que nous autres, on est revanchards. Ils pensent venir à Genève pour une petite promenade et repartir avec 5 buts d'avance.» Avec son expérience internationale, le Tunisien sera l'un des éléments-clés du dispositif de Bigon. «Si chacun évolue à son top, on va les faire souffrir. Pour cela, il ne faudra pas les respecter. J'espère simplement que l'on ne jouera pas à Istanbul dès ce soir.» Référence à la forte mobilisation de la colonie turque.
Avant d'aller se mettre au vert au bout du lac à... côté du stade (l'Hôtel Ramada jouxte les installations de la Praille!), Adel a préparé ce choc en famille, au milieu des siens. Féru de consoles vidéo, le papa de Myriam, Janène et Kaïs figure d'ailleurs - sous le maillot de la Tunisie et de Sochaux - dans plusieurs jeux, dont celui de la FIFA. «Je joue parfois contre moi-même! s'exclame Chedli, interprétant, joystick en main, son propre rôle. Je fais aussi des parties avec le fils de ma soeur, et il... m'écrase (rires).» En échange de son droit à l'image, le milieu de terrain défensif (ou libero) a touché quelques royalties. Dans le salon des Chedli, Kaïs, déjà un joli toucher de balle, marche sur les traces du papa.
En cette période de ramadan chez les musulmans, Adel fera exceptionnellement l'impasse aujourd'hui. «Mon corps a certes pris l'habitude de jeûner durant cette période, mais c'est un devoir vis-à-vis de mon club que d'être performant. Je me dois d'être à 100% ce soir. Je suis sûr que Dieu me pardonnera.» Le décor est planté. Reste le pronostic: «Un petit 1-0 me suffirait, sachant que l'on est capables d'aller les bousculer là-bas. Mais la priorité absolue, c'est de ne pas encaiser de but.» Adel Chedli n'a pas oublié qu'avec Sochaux il avait fait plus que douter l'Inter (3-3 et 0-0 à Milan). «On doit s'inspirer de cet exemple pour y puiser de la force. On ne doit pas se faire une montagne de Galatasaray...» Mais juste essayer de «les déplacer».

Publié dans ESPACE INFO

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