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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 03:01

ARTICLE ECRIT LE 08.10.2006 & PARU SUR TUNSINEWS

 

----- Message transféré de Chokri YACOUB <chokri.yacoub@gmail.com> -----
  Date : Sun, 8 Oct 2006 10:02:45 +1300
    De : Chokri YACOUB <chokri.yacoub@gmail.com>
Adresse de retour :Chokri YACOUB <chokri.yacoub@gmail.com>
 Sujet : LA REVOLUTION C' EST NOTRE SEUL SALUT
     À : redaction@tunisnews.net

 

LA  REVOLUTION  C' EST  NOTRE  SEUL  SALUT

 

*Chaque jour qui passe avec ZABA sur le trône c'est un jour de trop pour les millions de tunisiens,   surtout pour les familles de certains  disparus ainsi que pour  les milliers de prisonniers d'opinions qui croupissent injustement et sans motif dans les goulags du dictateur ZABA depuis plusieurs années  dans des conditions  inhumaines, ces familles qui souffrent le martyr restent très inquiètes et angoissées sur le sort atroce réservé à leurs proches...

Avec ces méthodes inhumaines  le dictateur tunisien nous montre une nouvelle fois son mépris au peuple tunisien et surtout sa main mise sur l'appareil de l'Etat et son acharnement  à l'encontre des opposants politiques et leurs familles.

Ben Ali qui se croit au dessus des lois depuis qu'il s'est attribué l'impunité à vie lors de son dernier coup de force le " MASCARENDUM " du 26.05.2002,  continue de faire ce qu'il veut et renforce son abus de pouvoir sans inquiétude et nous tunisiens on se tait, on se la boucle et on reste spectateur devant les crimes de ce dictateur.

Le temps est venu pour sauver ce qu'il y'a à sauver et il est de notre devoir et de notre responsabilité de stopper cette  gangrène qui ronge notre cher pays depuis le sinistre coup d état médical du 7 novembre 1987, date à laquelle notre chère  Tunisie a sombré d'avantage dans une  dictature plus
sanglante que la précédente.

 

 Il faut agir vite pour désinfecter la Tunisie de ce virus qui ne cesse de contaminer le pays sous le regard répugnant du dictateur  Ben Ali et de ses serviteurs qui n'ont aucun respect à la dignité humaine.

C'est le moment de renverser ce pouvoir totalitaire et tortionnaire du général Ben Ali et d'éradiquer son système corrompu et de bannir son RCD.

Il n'y a pas d'autres solutions que le soulèvement populaire et la révolution pour anéantir à jamais la dictature et rendre à tous les tunisiens leurs dignités et leurs honneurs. Je pèse mes mots car le
dictateur Ben Ali ne va pas   laisser  le choix au peuple tunisien et il ne partira jamais de son propre gré, il a tellement fait du mal et impliqué  dans des magouilles financières en fermant les yeux sur les dérives et le zèle de sa mafia de famille et surtout de belle famille les fameux «  TRIPOLITAINS » que ce dictateur  ne va pas abandonner le pouvoir malgré qu il  s'est  accordé l'immunité pour les crimes commis pendant l exercice de ses fonctions et après la fin de son règne. ( d'autres dictateurs  de sa tronche avaient aussi l'immunité )*

Il faut en finir avec Ben Ali qui règne sur la Tunisie tel qu'un monarque avec ses méthodes barbares et moyenâgeuses.

Pour abattre ce régime signifie compter sur nos propres forces aussi faibles soient elles. Notre seule force sera notre capacité à imaginer comment y parvenir. Mais on aura avancé si l'on se débarrasse totalement de l'esprit de revendication.  Nous ne demandons rien à Ben Ali, même pas son départ.


Nous le faisons et nous devons savoir y parvenir sans lui demander son avis!

Arrêtons donc de quémander. Mettons nous au vrai travail d'opposition, celui de la démolition de la dictature en ne comptant que sur nous même. Car comme dans toute guerre il y a une stratégie, il y a un plan et sans plan il n' y a pas de lutte, il n'y a pas d'opposition, il n' y a pas de victoire.

Et ce plan, construisons le ensemble, sérieusement efficacement et sans tarder.  Ne perdons plus le temps, il faut préparer un réel programme politique afin de reconquérir la jeunesse tunisienne en perdition.  Il faut concentrer le travail sur la lutte  contre la misère, la corruption et l´impunité, c´est le seul sujet de conversation qui touche toutes les classes sociales puisque la grande majorité des tunisiens ne s´intéresse guère à la politique ni aux droits de l´Homme!!!

Certaines «  mauvaises langues » diront que c´est facile d´écrire en étant  derrière un écran, à l´abri des représailles de la redoutable PPZ ( Police Politique de Zine ) et je les comprends parfaitement, mais c´est pour cette raison que  depuis le début de mon engagement en faveur des libertés d´expression et la lutte contre la dictature je n´ai jamais signé  avec des pseudo, j´ai toujours signé mes modestes écrits en signant par mon propre nom, c'est aussi une manière   pour montrer aux millions de tunisiens qu´on a plus le droit d´avoir peur et je précise ce que je fait ce n'est pas du courage ni de l'héroïsme c'est un droit.

Je rappelle que les vrais héros, ce sont  ceux qui luttent depuis l'intérieur du pays, ainsi que les milliers de prisonniers et leurs familles y compris femmes et enfants, et j'espère qu'un jour, ils seront tous indemnisés et que leurs tortionnaires y compris le dictateur ZABA  seront jugés...


 Chokri YACOUB

Par TUNISIE STOP TORTURE - Publié dans : CHRONIQUE
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 21:24

Marwan-Jomli.jpgLes forces de police chargés de réprimer la contestation des jeunes du mouvement social à Kasserine et Thala ont exécuté un véritable massacre au gouvernaurat de Kassrine dans la nuit de samedi dimanche 8/9 janvier 2011 dont les victimes sont principalement des jeunes de 12 à 30 ans.

D’après une dépêche de l’agence France Presse « Les victimes de samedi ont été tuées lorsque les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur des manifestants dans le centre de Tala, une localité proche de Kasserine, dans le centre-ouest du pays, a indiqué à l’AFP Belgacem Sayhi, un instituteur syndicaliste.

Durant les affrontements à Thela , Marwane Jomni, 2O ans, Ahmed Boulaabi, 30 ans, Mohamed Omri, 17 ans et Nouri Boulaabi, 30 ans, ont été tués et plusieurs autres personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire recueilli auprès de M. Sayhi, et corroboré par deux habitants ayant requis l’anonymat. Parmi les blessés, six ont été très grièvement atteints et transférés dans un hôpital de Kasserine, chef-lieu de la région, »

Ce Matin et d’après des sources locales trois autres cadavres de jeunes tués par balle ont été trouvés jetés au abord de l’hôpital de la localité. Dans la localité de Thala seulement les mêmes sources parle ce matin d’au moins dix morts par balle parmi les manifestants de la nuit dernière.

A Kasserine, chef-lieu de la région, selon les mêmes sources, où des affrontements sanglants ont été également signalés dans la nuit de samedi à dimanche. Un enfant de 12 ans aurait été tué d’une balle à la tête dans la cité Ennour, a affirmé un témoin ayant requis l’anonymat. Rapporte la même dépêche de l’AFP.

Selon des sources locales on parle ce matin de 7 morts par balle la nuit dernière dans la ville de Kasserine. Slah Fridhi, Raouf Bouzidi, Mohammed Assoudi et Mounir Mbarki auraient été tué dans le cartier d’Ennour alors que Slah Boughanmi ainsi que deux autres dont les noms n’ont pas pu encore être identifiés ont étés tués de la meme façon au cité Ezzouhour dans la ville de Kasserine.

Plusieurs autre cas de blessés par balles ont étés évacué vers des hôpitaux dont certain dans un état grave…

Les medias tunisiens continuent à observer un silence complet sur le bilan des événements en cours et aucune source officielle n’a encore donné aucune information sur le sujet.

Yahyaoui Mokhtar – Tunisie Dimanche 09 Janvier 2011

Par Yahyaoui Mokhtar - Publié dans : ESPACE INFO
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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 21:50

Dans les révélations de Wikileaks sur la Tunisie, on lit sous la plume des diplomates américains en poste à Tunis que le régime est « quasi mafieux », la femme du président  détestée et corrompue, que le régime est policier, qu’il n’écoute aucun conseil venu de l’intérieur ou de l’extérieur et que l’appui des gouvernements français, italien et espagnol à ce régime est étonnant.

Pour les démocrates tunisiens, cet appui est surtout particulièrement incongru, incompréhensible, pour ne pas dire scandaleux. Depuis 20 ans, le régime tunisien a essayé de faire croire à deux mensonges. Le premier est celui d’un régime prédémocratique qui engage le pays dans un processus démocratique, certes lent, mais allant de l’avant pour faire de la Tunisie un partenaire digne et respectable de l’Union Européenne. Or, Ben Ali a engagé, au vu et au su de tous, un processus dictatorial qui a vu disparaître inexorablement le peu de libertés et de droits que les tunisiens avaient acquis sous Bourguiba.

Le deuxième mensonge, à savoir le miracle économique, n’est pas moins grossier.  Des statistiques trafiquées, une corruption endémique sévissant au plus haut sommet de l’Etat et impliquant la famille de Ben Ali, une répartition extrêmement inégalitaire de la richesse nationale, l’effondrement de la classe moyenne, le chômage massif parmi les jeunes diplômés, la plongée dans la misère de toutes les régions de l’intérieur du pays : tel est le vrai tableau du soi-disant miracle économique tunisien. Avec les événements qui ont lieu en Tunisie depuis deux semaines, c’est ce dernier mensonge qui s’effondre, laissant le roi nu.

Il est cependant important de souligner que ces manifestations tunisiennes sont spontanées et que les islamistes n’y jouent strictement aucun rôle, contrairement aux fantasmes répandus par le régime et avalés par les occidentaux sur le soi-disant danger islamiste au Maghreb et que les mots d’ordre de ces manifestations ont été et restent des plus laïcs : revendication de dignité, de fin de la corruption, de justice  sociale et de plus de libertés.

Qu’est-ce qui explique que des démocraties occidentales, surtout européennes, appuient un tel régime dont la nature mafieuse et corrompue et l’échec économique sont patents ?

Cinq raisons peuvent être avancées :

  1. le régime s’est présenté comme un rempart contre l’islamisme
  2. il a joué le rôle de supplétif fidèle dans ce que l’Occident appelle « la lutte contre le terrorisme »
  3. il s’est soumis à toutes les règles et à tous les dogmes de la sainte église néolibérale
  4. il entretient avec l’état d’Israël les meilleures relations
  5. il joue un rôle important dans la protection des frontières sud de l’Europe en barrant la route à l’exode de la misère des africains subsahariens.

Il est évident que, dans ces conditions, les libertés et les droits des tunisiens ne pèsent pas lourd dans le choix stratégique des états européens.

Le problème est que ces états, en faisant un tel choix, ne bafouent pas seulement leurs valeurs mais aussi leurs intérêts à moyen et à long terme. Ce sont les dictateurs du genre de Ben Ali qui, par leur corruption et leur brutalité, ont toujours fait et feront encore plus le terreau de l’islamisme le plus radical et seront responsables de l’accroissement du flot migratoire venu du sud de la Méditerranée, dû à la misère économique et à la répression politique.

De toutes façons, les gains à court terme représentés par ce régime vont bientôt prendre fin puisque ce régime lui-même, comme l’ensemble des dictatures arabes, est sur le déclin. Dans le Guardian du 29 décembre 2010, le journaliste britannique Brian Whitaker pose la question : « Ben Ali va-t-il connaître le sort de Ceausescu ? ». Espérons que non, qu’il pourra s’en aller vivre où il voudra, que le sang ne coulera pas et que la transition vers la démocratie se fera de la façon la plus pacifique possible.

Les états européens, qui ont fermé les yeux si longtemps sur les turpitudes de ce régime, vont-ils prendre le train en marche, participer à la réalisation de cette transition pacifique et accepter de travailler avec des hommes politiques qui seront leurs partenaires pour une union méditerranéenne démocratique, pacifique et prospère et non des clients douteux chargés de faire la police des frontières ?

 

Moncef MARZOUKI, médecin, écrivain, opposant tunisien. Auteur avec Vincent GEISSER  de « Dictateurs en sursis », éditions de l’atelier, 2009.

 

http://www.liberation.fr/monde/01012311201-l-europe-ne-doit-plus-soutenir-ben-ali

Par TUNISIE STOP TORTURE - Publié dans : ESPACE INFO
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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 00:41

Genève, 15 décembre 2010.

 

Le Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire suisse, avait rejeté en 2007 la demande d’une victime tunisienne de torture réfugiée en Suisse de pouvoir attaquer en dommages et intérêts la Tunisie et un ancien ministre de l’Intérieur. La Cour européenne des droits de l’homme laisse maintenant entendre qu’il y a matière à débattre.
 
En avril 1992, alors qu’il vivait en Italie, M. Abdennacer Naït-Liman est arrêté et remis aux autorités tunisiennes. Durant quarante jours il est arbitrairement détenu et soumis à diverses tortures : privé de sommeil, il est roué de coups et accroché à une barre de fer disposée entre deux tables, durant toute sa détention. M. Naït-Liman a vécu cet enfer dans les locaux mêmes du Ministère de l’Intérieur de la République de Tunisie.
 
Asile en Suisse
 
Abdennacer Na t LimanEn 1995, M. Abdennacer Naït-Liman obtient l’asile en Suisse, en raison des tortures qui lui ont été infligées durant ces quarante jours. Depuis, il a obtenu la nationalité suisse. Il est président de l'association de victimes de torture en Tunisie (AVTT).

En février 2001, profitant de la présence de l’ancien ministre de l’intérieur M. Abdallah Kallel sur le territoire genevois, M. Naït-Liman a déposé une plainte pénale contre ce dernier pour lésions corporelles graves. Le plaignant lui reprochait d’avoir ordonné les tortures physiques et psychologiques qu’il a subies directement dans les locaux du Ministère de l’intérieur. L’ancien ministre était toutefois parvenu à quitter la Suisse juste avant que la justice genevoise ne s’intéresse à son cas.
 
En juillet 2004, soutenu par TRIAL, M. Naït-Liman a introduit à Genève une action en justice visant à obtenir de M. Kallel et de la Tunisie la réparation du dommage  subi en raison des tortures infligées. Défendu par Me François Membrez, vice-président de TRIAL, M. Naït-Liman se trouvait en effet dans l’impossibilité de retourner dans son pays sous peines de graves risques pour son intégrité. Le seul lieu où il pouvait faire valoir ses droits est Genève, où il est domicilié depuis des années.
 
Valablement convoqués, les défendeurs ont refusé de prendre part à la procédure. Le Tribunal de première instance, puis la Cour de justice en appel, ont cependant déclaré la demande irrecevable, soit en raison de l’immunité dont jouirait M. Kallel et la Tunisie en raison d’actes de fonction (sic), soit au motif de l’absence d’un lien suffisant avec Genève.
 
M. Naït-Liman a alors saisi le Tribunal fédéral d’un recours visant à faire reconnaître qu’il existe un «for de nécessité» à Genève, tel que prévu par l’article 3 de la loi fédérale sur le droit international privé. Selon cette disposition, il doit en effet être possible d’agir en Suisse lorsqu’une «procédure à l’étranger se révèle impossible ou qu’on ne peut raisonnablement exiger qu’elle y soit introduite», les autorités judiciaires «du lieu avec lequel la cause présente un lien suffisant» étant alors compétentes.
 
Par arrêt du 22 mai 2007, le Tribunal fédéral a rejeté le recours en raison de l’insuffisance de ce lien, laissant ouverte la question de savoir si l’immunité d’un ancien ministre de l’intérieur pourrait également faire obstacle à l’affaire.
 
Le 20 novembre 2007, une requête a été introduite contre la Suisse pour violation de l’article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), lequel garantit notamment le droit d’accéder à un tribunal pour y faire valoir ses droits de caractère civil. Le requérant argumentait qu’en matière de torture en particulier, le droit international milite pour que les victimes de ce fléau puissent obtenir réparation de la part de leur bourreau, et que la justice suisse était la seule à pouvoir connaître du litige.
 
La Cour européenne des droits de l’homme vient tout juste de communiquer le dossier aux autorités suisses, leur demandant de livrer leur version des faits sur cette affaire. Dans la pratique, rares sont les dossiers qui sont «communiqués» aux Gouvernements ayant ratifié la CEDH. Cette étape de la procédure laisse à penser que l’affaire devrait être déclarée recevable et que la Cour sera amenée à dire si la Suisse a ou non violé un droit fondamental en fermant ses tribunaux à une victime de torture.
 
Pour Me François Membrez, «le fait que la Cour européenne aille de l’avant est un signal fort qu’en matière de torture la justice ne peut plus s’embarrasser des immunités. La torture est un crime international, et chaque Etat doit contribuer à y mettre un terme, y compris par la voie civile». TRIAL, dont la mission est de mettre le droit au service des victimes des crimes les plus graves, s’est déclarée satisfaite par ces derniers développements. Pour Philip Grant, son directeur, «cette affaire est potentiellement porteuse de grands espoirs pour les victimes de torture. La Cour européenne doit maintenant dire que le droit international est avec elles, contre les bourreaux».
 
La question posée à la Suisse par la Cour de Strasbourg est la suivante: «En refusant d’examiner la demande en réparation du préjudice moral subi du fait d’actes de torture, dirigée contre A.K, ancien ministre de l’Intérieur de la République de Tunisie, au motif que ce dernier bénéficiait de l’immunité de juridiction et que les juridictions nationales étaient incompétentes ratione loci, ces dernières ont-elles violé le droit du requérant d’avoir accès à un tribunal au sens de l’art, 6 § 1 de la Convention?».
 
La Suisse dispose désormais d’un délai au 21 mars 2011 pour répondre à cette question. Aucune date n’est fixée pour le jugement de la Cour.
 
Pour plus d’infos:
 
L'affaire Naït-Liman sur le site de TRIAL
Me François Membrez,
Philip Grant,
Abdennacer Naît-Liman, +41 76 288 22 33

 

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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 21:48

bain-de-foule-ben-ali-et-sa-saloppe.jpgLe clan Ben Ali, qui contrôle avec poigne la Tunisie, est décrit par les diplomates américains basés à Tunis comme une «quasi-maffia», dans un pays où la corruption et les abus en tout genre tendent à se banaliser.

«Que ce soit du cash, des services, des terres, des propriétés ou, oui, même votre yacht, la famille du président Ben Ali a la réputation de les convoiter et d’obtenir ce qu’elle veut», affirme-t-on dans le câble de l’ambassade daté du 23 juin 2008. Mais au-delà des «magouilles» de la première famille, le pays fait face à une corruption «bas de gamme» aussi bien au sein de la police, des douanes et de divers ministères.
Ces pratiques sont telles que les investisseurs, «craignant les bras longs de la famille», renoncent à leurs activités. «Nos contacts ont été clairs à ce sujet : les choses vont de mal en pis ! D’ailleurs, l’un d’eux s’est amusé que l’inflation en Tunisie concerne aussi les pots-de-vin qui ont connu une augmentation !» rapporte le diplomate.


Puis ce sont les connexions et les liens «de la famille» qui sont passés en revue. L’on apprend ainsi que la belle-famille de Ben Ali, les proches de son épouse Leïla, les Trabelsi, provoquent, de par leurs frasques et leurs passe-droits, l’ire des Tunisiens.
Ces «nouveaux riches, qui manquent d’éducation, de basse condition sociale, affichent ostentatoirement leur richesse», sont voués aux gémonies par les citoyens. Et ce sont ainsi plus d’une dizaine d’exemples de ces abus qui sont cités par l’ambassade américaine. Leïla, connue pour «son influence et son avidité», aurait ainsi obtenu des terrains gratuitement pour les revendre par la suite.
Son frère n’est pas en reste, puisqu’il est accusé de tremper dans une vaste trame de fraude et de corruption bancaire. De même, l’un des gendres du dirigeant aurait récupéré «un immense manoir criard» construit sur un terrain exproprié par l’Etat, officiellement pour les besoins de l’Agence de l’eau.


Tout cela, rapporte le câble, sous les menaces et les pressions. Et la liste est encore longue. Seulement, objecte l’un des «contacts» de l’ambassade, «ce n’est pas Ben Ali le problème, mais plutôt la famille, inconscient qu’il est de tout ce qui se trame autour de lui». Avis qui n’est pas du tout partagé par le rédacteur du mémo, qui estime que cela «reste difficile à croire». D’autant plus que la corruption semble s’être «démocratisée», puisque, aujourd’hui, «les excès de vitesse peuvent être ignorés, l’établissement des passeports peut être accéléré et les coutumes peuvent être contournées. Il suffit seulement d’y mettre le juste prix», énumère-t-on dans le document. De même pour le népotisme et le copinage.


«Que faire ?»


Tout cet environnement n’est pas fait pour encourager de plus profondes relations entre le pays et les Etats-Unis. Ainsi, dans un autre câble daté de juillet 2009, l’ambassadeur s’interroge : «Que pouvons-nous faire?» «La Tunisie a de gros problèmes. Le président Ben Ali est vieillissant, son régime est sclérosé et il n’y a pas de successeur évident. De nombreux Tunisiens sont frustrés par le manque de liberté politique. Ils sont en colère contre la famille dirigeante, contre la corruption, le chômage élevé et les inégalités régionales.
L’extrémisme fait peser une menace permanente. Pour aggraver les problèmes, les pouvoirs publics tunisiens ne souffrent pas les conseils ou les critiques, qu’ils soient nationaux ou internationaux.


Au lieu de cela, le gouvernement cherche à imposer un contrôle grandissant, le plus souvent en faisant appel aux forces de l’ordre», énumère-t-on dans le document. Résultat : «La Tunisie est en difficulté et nos relations le sont aussi de ce fait.» Pour les diplomates, travailler en Tunisie devient de plus en plus ardu. Les contrôles «mis en place par le ministre des Affaires étrangères» les obligent à demander une permission écrite avant tout contact avec un quelconque officiel.

Ghania Lassal

Source: “El Watan” (Quotidien - Algerie) Le 09-12-2010)
Lien: http://www.elwatan.com/dossier/ce-qui-est-a-toi-est-a-moi-09-12-2010-102254_151.php

 

Par Ghania Lassal - Publié dans : ESPACE INFO
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 00:38

Les révélations de WikiLeaks sur les pays du Maghreb se poursuivent. Après l’Algérie, la Libye et le Maroc, le quotidien Le Monde publie, mardi 7 décembre, les câbles américains consacrés à la Tunisie.

 
Dans un câble daté de juin 2008, l’ambassade américaine à Tunis décrit la corruption organisée autour de la famille du président Ben Ali, qualifiée de « quasi-mafia ». Le mémo américain est titré : « ce qui est à vous est à moi ». Comprendre : la famille Ben Ali est associée à la quasi-totalité des affaires en Tunisie.
 
Plus d’une dizaine d’exemples de corruption de la famille du président sont cités dans les mémos américains, selon Le Monde. Exemple : l'épouse du président qui obtient gratuitement un terrain de l’Etat, qui sera viabilisé tout aussi gratuitement, pour construire un établissement scolaire privé, revendu depuis.
 
Les gendres du président sont aussi bien servis. Un premier récupère « un immense manoir tape-à-l'œil » construit sur un terrain exproprié par l'Etat, officiellement pour les besoins de l'Agence de l'eau. Un autre gendre du président qui acquiert 17% de la Banque du Sud à la veille de sa privatisation, et qui revendra ses actions « avec un confortable bénéfice » à un consortium bancaire hispano-marocain, lui assurant ainsi le contrôle majoritaire qu'elle souhaitait…
 
Les câbles des diplomates américains ne se contentent pas de recenser les frasques de la famille et de l’entourage du président. Les diplomates US s’inquiètent aussi pour l’avenir de ce pays, souvent cité comme un exemple de stabilité au Maghreb.
 
A l'été 2009, un mémo de l’ambassade américaine recense les « gros problèmes » du pays.
 
« Le président Ben Ali prend de l'âge, son régime est sclérosé, et il n'y a pas de successeur avéré. Beaucoup de Tunisiens sont frustrés par le manque de liberté politique et en colère contre la corruption de la famille de la première dame, le taux de chômage élevé et les disparités régionales. L'extrémisme reste une menace. Confronté à ces problèmes, le gouvernement n'accepte ni critique ni conseil, qu'il vienne de l'intérieur ou de l'extérieur. A l'inverse, il ne cherche qu'à imposer un contrôle plus strict, souvent en s'appuyant sur la police. Résultat : la Tunisie est à la peine et notre relation [avec elle] également », écrit l’ambassade américaine.
 
Autre révélation : travailler en Tunisie est devenu très difficile pour les diplômâtes. Les contrôles, « mis en place par le ministre des affaires étrangères », les contraignent à avoir une permission écrite avant tout contact avec un officiel. Une demande de réunion doit être accompagnée d'une note diplomatique. « Beaucoup restent sans réponse », précise un mémo, selon Le Monde.
 
Pourtant, au printemps 2008, lors d’une rencontre entre Zine El-Abidine Ben Ali et le sous-secrétaire d'Etat américain chargé des affaires du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord, David Welch, le président tunisien avait estimé que son pays était irréprochable en matière de droits de l’homme. Malheureusement, « certaines ambassades », à Tunis, et « des organisations de défense des droits de l'homme »ont pris prétexte de la lutte antiterroriste menée par le gouvernement pour multiplier les critiques, avait expliqué le président Ben Ali. Le télégramme américain qui résume la rencontre ne dit rien de la réponse du diplomate US.

 

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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 02:05

Mohammed Mejri a rendu visite à son frère jumeau à la prison de Siliana vendredi 19 novembre 2010, lui a acheté des cigarettes à la cantine de la prison, lui a déposé de l’argent sous forme de mandat, et il lui a apporté un couffin de nourriture. Lorsqu’il a quitté la prison, il a été conduit au poste de la Sûreté de Siliana sous prétexte qu’il était soupçonné de s’adonner à la drogue et il a été arrêté. Une femme a téléphoné à sa famille disant que le mort l’avait rencontré devant la prison et lui avait demandé d’informer sa famille en cas d’arrestation par des agents de la Sûreté qui le suivaient. Il lui a donné le numéro du domicile de ses parents à Tunis. Lorsque le drame est survenu et que la victime a été arrêtée par les agents, cette femme a informé sa famille. Son père a alors contacté la prison par téléphone, puis le poste de la Sûreté de Siliana qui l’a informé de l’arrestation de son fils et lui a affirmé qu’il serait déféré le samedi suivant ou le lundi devant la justice, mais on ne lui a pas dit les accusations portées contre lui. Mohammed Mejri a été transporté par des agents relevant du poste de la Sûreté de Siliana au service de réanimation de Montfleury à Tunis pour y faire pratiquer des examens visant à démontrer qu’il s’adonnait à la drogue. C’est là que Mejri a pu s’échapper des mains des agents et s’est enfui vers son domicile non loin de l’hôpital. Mais il a été pris en chasse et rattrapé dans son quartier. Il a subi des violences à deux reprises, la première à proximité de son domicile, la seconde dans le parc en face du district de la Sûreté de Gorjani. C’est là qu’il a rendu son dernier souffle, puis il a été transporté à l’hôpital sans vie. Le parquet a été informé. Le correspondant d’Assabilonline, Zouahïer Makhlouf, a rencontré la famille de Mohammed Mejri à la cité Helal à Tunis. Sa mère a affirmé dans un enregistrement vidéo qu’elle avait vu des traces de coups sur le corps de son fils, sous les oreilles, sur le front, son thorax, son abdomen, la vessie, sous les aisselles et elles a remarqué un bleu sur ses épaules. La mère de la victime a déclaré que des témoins oculaires lui avaient affirmé que des agents l’avaient frappé derrière la tête, et qu’ils donnaient des coups de brodequins au niveau des reins et du ventre jusqu’à ce qu’il décède. Son père a affirmé que son fils avait été violenté jusqu’à la mort par des agents de la Sûreté, ce qu’ont corroboré des témoins oculaires rencontrés par notre correspondant. Ils ont dit que Mejri avait reçu des coups mortels des agents de la police qui le tenaient. Le père de la victime a déposé une plainte, et il a envoyé un courrier au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme dans lequel il attire l’attention sur le dépassement sécuritaire qui a ôté la vie à son fils, et ce le 30 novembre 2010, il a également demandé que les assassins soient sanctionnés et que justice soit rendue à son fils assassiné. […] Mohammed Mejri, né en 1979, travaillait dans le polissage du marbre. Il était rentré dernièrement d’Italie à l’occasion de l’Aïd pour rendre visite à sa famille et à son frère en prison […] Son frère Mehdi a menacé de se suicider lors de la visite de sa mère en prison le 29 novembre dernier.

 De notre correspondant en Tunisie, Zouhaïer Makhlouf Vidéo : www.assabilonline.net/index.php?option=com_content&task=view&id=9253&Itemid=1

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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 00:01

Selon un document obtenu par WikiLeaks et mis en ligne le 30 novembre dernier, l'ambassade Américaine à Tunis a exprimé en 2009 son inquiétude sur la pratique de la torture en Tunisie et évoque des pressions tunisiennes sur des chancelleries occidentales pour que celles-ci refusent d'accueillir sur son territoire des détenus tunisiens de Guantanamo.
Les révélations de Wikileaks commencent à distiller certaines vérités amères sur la nature horrible des régimes maghrébins. Le deuxième document révélé par Wikileaks sur la Tunisie n'est, en tout cas, nullement tendre avec le régime de Ben Ali.
Daté du 23-06-2009,  câble diplomatique classé "secret" et "Noforn", c'est à dire "à ne pas diffuser aux ressortissants étrangers", l’ambassadeur américain à Tunis Robert F. Godec raconte les dessous des négociations secrètes que la Tunisie tenaient avec la France, l'Allemagne, le Canada et l'Italie, pour les persuader de n'accueillir aucun détenu tunisien de Guantanamo. Des négociations menées essentiellement par Abdelhafidh Herguem, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires maghrébines, arabes et africaines, avec les représentants de ces pays à Tunis.
Selon le mémo américain, la Tunisie ne délivrait à ses partenaires européens qu'un seul message : "n’acceptez pas la demande des États-Unis de prendre des détenus tunisiens". Et pour cause, selon les officiels tunisiens, ces derniers représentent toujours une menace et pourront "nuire à l'image de la Tunisie dans le monde". Le secrétaire d'Etat tunisien s'est également engagé à protéger ses prisonniers que la Tunisie réclamait haut et fort contre "toutes les pratiques de la torture".  
"Lors d'une réunion tenue le 22 Juin, un petit groupe d'ambassadeurs européens a examiné les demandes tunisiennes. Parmi les ambassadeurs, les opinions divergeaient sur les risques pour les prisonniers tunisiens, mais certains ont dit il ya une possibilité de torture ou de mauvais traitements pour les personnes accusées de terrorisme", révèle par ailleurs l'ambassade américain l’ambassadeur Robert F. Godec.
Selon ce mémo, les ambassadeurs européens ne se sont guère montrés très soucieux des "traitements" que pouvaient subir ces prisonniers dans les geôles  tunisiennes. D'ailleurs, au cours de cette réunion, l'ambassadeur canadien à Tunis a clairement  piqué une colère en qualifiant de "conneries" les assurances présentées par la Tunisie à ses partenaires européens. Il affirmait détenir lui-même des preuves de pratique d'actes de torture sur un prisonnier tunisien durant plusieurs mois !
Cette attitude passive européenne a, visiblement,  choqué également l'ambassadeur américain qui souligne clairement dans ce mémo que la torture en Tunisie est systématiquement pratiquée.  Robert F. Godec se plaint également à Washington du verrouillage qu'impose le régime de Ben Ali à toutes les organisations de défense des droits de l'homme.
"Il n'existe aucune garantie absolue contre les mauvais traitements", rappelle en dernier lieu l'ambassadeur US qui souhaite que Washington demande des "mécanismes de contrôle et de suivi" si elle se résout à transférer des détenus Tunisiens de Guantanamo en Tunisie

(Source: “El Watan”  (Quotidien Algerie) Le 02-11-2010)
Lien: http://www.elwatan.com/une/wikileaks-les-americains-scandalises-par-les-pratiques-de-la-torture-en-tunisie-02-12-2010-101340_108.php
 

Par TUNISIE STOP TORTURE - Publié dans : ESPACE INFO
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 23:33

Le site qui a déjà été à l’origine de la fuite de milliers de documents sur l’engagement américain en Irak et en Afghanistan. Les documents sont issus du réseau SIPRNet (Secret Internet Protocol Router Network) de l’administration américaine utilisé pour la transmission de mémos diplomatiques et autres documents secrets. Tous les documents relatifs à la Tunisie sont classés secrets : (Classification SECRET//NOFORN). « Noforn », qui est une restriction supplémentaire, signifie « Not releasable to Foreign Nationals », autrement dit « non diffusable aux étrangers ». Cette première partie, que nous avons nommée TuniLeaks, est composée de 17 documents qui révèlent la teneur des échanges entre l’ambassade US en Tunisie et le département des Affaires étrangères américain. Lesdits rapports sont relativement récents et ont été transmis entre le 28 Mai 2008 et le 9 février 2010. Parmi les 17 rapports, 2 sont rédigés par l’actuel ambassadeur des États-Unis d’Amérique à Tunis Gordon Gray, et 15 par son prédécesseur. Cette première partie de câbles diplomatiques entre l’ambassade US à Tunis et Washington sera suivie par d’autres parties que nous publierons au fur et à mesure.Il est important ici de signaler qu’il s’agit donc des câbles du pouvoir civil par opposition aux instances militaires. Pour le cas des documents auxquels nous avons eu accès, en l’occurrence ceux concernant la Tunisie, il est frappant de relever la place des préoccupations américaines relatives aux droits de l’Homme. Ce qui pour nous a été une surprise, d’autant plus qu’il ne s’agit pas de communiqués publics destinés à calmer des ONG, mais des échanges privés entre des diplomates. Sans aucun doute, l’ensemble des documents mis en ligne par Wikileaks révélera-t-il, s’agissant d’autres pays, des éléments qui heurtent des principes de droit de l’Homme. Mais pour le cas de la Tunisie, cela ne semble pas avoir été le cas au sein des documents dont nous avons disposés.Nos premières appréciations sur le contenu sont des appréciations à chaud. Mais nous aurons l’occasion de revenir dessus après plusieurs lectures approfondies, seules à même de permettre de saisir des détails qui pourraient sembler anodins à première vue.Il serait trop long de revenir sur tous les éléments évoqués par ces documents dans cette présentation. Néanmoins, nous avons retenu quelques aspects qui ont accroché les membres de l’équipe de Nawaat, notamment les préoccupations américaines relatives aux droits de l’Homme (I), la perception des US de la pratique du pouvoir en Tunisie (II), le profil de certaines personnalités (III) et l’aspect troublant de quelques éléments dont on ne trouve quasiment pas de traces dans ces mêmes documents (IV). I. – Les préoccupations américaines des questions relatives aux droits de l’Homme C’est sans doute l’un des aspects les plus surprenants que l’on découvre au sein de ces documents. Tant et si bien, qu’il n’est pas exagéré de dire que le premier bénéficiaire de cette fuite, ce sont les USA. D’où, d’ailleurs, le fait d’envisager toutes les éventualités concernant l’origine de la fuite.Sur Nawaat, nous ne nous sommes jamais privés de dénoncer les connivences de l’administration américaine avec les responsables Tunisiens et (Arabes en général) en matière de violation des droits de l’Homme. Or, ces documents montrent que les choses ne sont pas aussi simples et que leur souci quant au respect des droits de l’Homme en Tunisie est réel, tout comme les pressions diplomatiques en ce sens. Si en de nombreux endroits, il question de conditionner certaines aides au regard des avancés en terme de libéralisation politique, les choses deviennent surprenantes quand on lit qu’il est même envisagé de reconsidérer les aides militaires par rapport à ce critère.En briefant le secrétaire d’État lors d’une visite en Tunisie, l’ambassade indique: « Dans nos contacts avec les responsables tunisiens, ils [les Tunisiens] soulignent nos liens solides de plus de 200 ans. Mais ils ne dépassent rarement le cap du général vers le particulier. Votre visite est une occasion d’indiquer clairement qu’il est possible d’aller plus loin. Si la Tunisie est prête à s’ouvrir et à faire davantage sur les questions qui préoccupent les États-Unis, comme par exemple, les défis régionaux et/ou la libéralisation politique, nous sommes prêts à chercher des moyens d’approfondir nos relations. » « In our contacts with Tunisian officials, they [Tunisians] emphasize our strong ties of over 200 years. But they rarely move from the general to the specific. Your visit is an opportunity to make clear that more is possible. If Tunisia is prepared to open up and do more on issues of concern to the United States, e.g., regional challenges and/or political liberalization, we are prepared to look for ways to deepen our relationship. » (VZCZCXRO1905 sec.18) Sur un autre document, on découvre qu’il est même question de faire pression au niveau des partenaires européens pour faire avancer les choses sur ce terrain. Dans le document « VZCZCXRO0363, sec.9 » on y apprend : « Nous recommandons d’être explicite avec les dirigeants du gouvernement tunisien [GT] que nous changeons notre approche, tout en indiquant clairement que nous allons continuer à s’engager en privé avec les partis d’opposition et la société civile. En outre, nous devons accroître nos efforts pour convaincre nos partenaires européens, et d’autres pays aux vues similaires, à intensifier leurs efforts pour persuader le GT d’accélérer la réforme politique. Si certains membres de l’UE (par exemple l’Allemagne, le Royaume-Uni) sont d’accord avec nous, les grands pays comme la France et l’Italie ont hésité à faire pression sur le GT. Nous devons travailler à les amener à le faire, et à faire de ce sujet une condition pour les collaborations futures et pour l’accession au statut-avancées avec l’UE. » « We recommend being explicit with Government Of Tunisia [GOT] leaders that we are changing our approach, while also making clear that we will continue to engage privately with opposition parties and civil society. In addition, we should increase our efforts to persuade our European partners, and other like-minded countries, to step up their efforts to persuade the GOT to accelerate political reform. While some in the EU (e.g., Germany, the UK) agree with us, key countries such as France and Italy have shied from putting pressure on the GOT. We should work to get them to do so, and to condition further assistance and advanced EU associate status on it. » II. – L’image de Ben Ali et la perception de la pratique du pouvoir en Tunisie On ne s’étonnera pas d’apprendre que la considération de la personne de Ben Ali est à la hauteur du caractère despotique de son pouvoir. Certains passages, notamment ceux du doc. VZCZCXRO0363 sont sans appel. « Trop souvent, le gouvernement tunisien préfère l’illusion de l’engagement au travail sérieux pour une réelle coopération. Le changement majeur en Tunisie devra attendre le départ de Ben Ali, [...] La Tunisie a de gros problèmes. Le Président Ben Ali est vieillissant, son régime est sclérosé et il n’y a pas de successeur évident. De nombreux Tunisiens sont frustrés par le manque de libertés politiques et éprouvent de la colère envers la famille présidentielle, la corruption, le chômage élevé et les inégalités régionales. L’extrémisme fait peser une menace permanente. [...] La Tunisie est un État policier, avec peu de liberté d’expression et d’association, et de graves problèmes de droits humains. [...] Pour chaque pas en avant, il y en a un autre en arrière, par exemple le récent rachat d’importants médias privés par des personnes proches du président Ben Ali.[Ben Ali] et son régime ont perdu le contact avec le peuple tunisien. Ils ne tolèrent pas de conseils ou de critiques, nationales fussent-elles ou internationales. Ils s’appuient de plus en plus sur le contrôle par la police et se concentre sur la préservation du pouvoir. La corruption dans les premiers cercles s’accentue. Même les Tunisiens moyens sont à présent très conscients de cela, et les voix de leurs plaintes s’amplifient [...]. Les Tunisiens vraiment n’aiment pas, voire éprouve de la haine envers la première dame Leila Trabelsi et sa famille. En privé, les opposants au régime se moquent d’elle. Même dans les cercles proches du pouvoir on y exprime la consternation face à ses frasques. Entre temps, la colère s’intensifie face au taux de chômage qui grimpe et les inégalités régionales. En conséquence, les risques pour la stabilité à long terme du régime sont en augmentation. » « Too often, the Government Of Tunisia prefers the illusion of engagement to the hard work of real cooperation. Major change in Tunisia will have to wait for Ben Ali’s departure, […] Tunisia has big problems. President Ben Ali is aging, his regime is sclerotic and there is no clear successor. Many Tunisians are frustrated by the lack of political freedom and angered by First Family corruption, high unemployment and regional inequities. Extremism poses a continuing threat. […] Tunisia is a police state, with little freedom of expression or association, and serious human rights problems. [...] for every step forward there has been another back, for example the recent takeover of important private media outlets by individuals close to President Ben Ali.[Ben Ali] and his regime have lost touch with the Tunisian people. They tolerate no advice or criticism, whether domestic or international. Increasingly, they rely on the police for control and focus on preserving power. And, corruption in the inner circle is growing. Even average Tunisians are now keenly aware of it, and the chorus of complaints is rising […]. Tunisians intensely dislike, even hate, First Lady Leila Trabelsi and her family. In private, regime opponents mock her; even those close to the government express dismay at her reported behavior. Meanwhile, anger is growing at Tunisia’s high unemployment and regional inequities. As a consequence, the risks to the regime’s long-term stability are increasing. » VZCZCXRO0363, sec.1, 6 et 7. Et ailleurs, on y lit également : « Il n’y a aucune chance pour que les élections soient libres et régulières. La liberté d’expression et la liberté d’association sont sévèrement limitées. Et on ne permet pas aux partis d’opposition indépendants de fonctionner effectivement. » « There is no chance the elections will be free or fair; freedom of expression and freedom of association are severely constrained, and independent opposition parties are not allowed to operate effectively. » VZCZCXRO1905, sec.6 Par ailleurs, certains événements semblent avoir eu un impact particulièrement négatif sur l’appréciation du régime tunisien. L’épisode de la nomination d’une « incompétente » à la tête de la Banque de Tunisie (qui est au demeurant l’épouse de Abdelwaheb Abdallah) tout en débarquant le très compétent Faouzi Bel Kahia « un banquier très respecté qui a occupé le poste pendant 16 ans » (« highly respected banker who held the post for 16 years » VZCZCXRO4879) paraît avoir laissé de sérieuses traces. De même, la gestion catastrophique du « problème » fiscal de l’« American Cooperative School of Tunis » fut très préjudiciable aux intérêts nationaux. Les termes que l’on découvre dans le document VZCZCXRO0363 sec. 9, du 17 juillet 2009 sont très significatifs : « Le plus troublant fut l’effort unilatéral et maladroit du gouvernement tunisien d’imposer de nouvelles taxes rétroactives à l’American cooperative School of Tunis. Il ne fait aucun doute que cette action a été à l’initiative d’amis puissants (y compris sans doute Leila Trabelsi) de l’Ecole Internationale de Carthage. Cela soulève d’importantes questions sur la gouvernance tunisienne et nos amitiés réciproques. Si, en fin de compte, les actions du GT obligent l’école à fermer, nous aurons besoin de réduire les effectifs de la Mission, limiter nos programmes et réduire nos relations. » « Most troubling has been the [Government of Tunisia’s] unilateral and clumsy effort to impose new and retroactive taxes on the American Cooperative School of Tunis. There is little doubt that this action was at the behest of powerful friends (probably including Leila Trabelsi) of the International School of Carthage. It raises important questions about Tunisian governance and our friendship. If, in the end, the GOT’s actions force the school to close we will need to downsize the Mission, limit our programs, and dial down our relations. » Enfin, la gestion du rapatriement des anciens détenus Tunisiens de Guantanamo semble avoir été désastreuse de la part des Tunisiens. Le manquement à la parole donnée (au niveau des assurances tunisiennes quant au respect des droits fondamentaux des rapatriés) a particulièrement exaspéré les Américains. III. – Abdelwaheb Abdallah, Kamel Morjane et Sakhr el Matri. Au niveau des ministres Tunisiens des affaires étrangères, le moins que l’on puisse dire, c’est que Abdelwaheb Abdallah n’a pas été en odeur de sainteté auprès des américains. «[Abdelwaheb Abdallah] est connu pour ouvrir ses rencontres avec des monologues interminables sur des positions politiques, sociales et économiques, les réussites et les positions modérées de la Tunisie sur les questions régionales. C’est le discours qu’Abdallah lui-même a conçu pendant ses années en tant que conseiller du président, chargé du contrôle des médias nationaux et internationaux. Pendant son mandat de trois ans comme ministre des Affaires étrangères, Abdallah a maintenu une influence notable – si ce n’est un contrôle – sur les médias locaux » [...]« Par exemple, Abdallah me convoqua pour exprimer son «dégoût» de la condamnation de la Tunisie pour son traitement des journalistes, par le président Bush lors du 1er mai, journée mondiale pour la Liberté de la Presse. Mais les difficultés sont aussi le résultat des contrôles imposés par le ministère des Affaires étrangères. Ces contrôles limitent la capacité de l’Ambassade de s’engager avec d’autres organismes, et avec les universités, les organisations professionnelles et syndicales du pays » (VZCZCXRO1905, sec.8) « [Abdelwaheb Abdallah] has been known to open his meetings with lengthy soliloquies about Tunisia’s political, social, and economic successes and moderate positions on regional issues. This is the spin that Abdallah himself crafted during his years as Presidential Advisor responsible for domestic media control and international media spin. During his three-year tenure as Foreign Minister, Abdallah has maintained significant influence — if not control — over the local media” […] “For example, Abdallah convoked me to express his “disgust” that Tunisia was condemned for its treatment of journalists in President Bush’s May 1 statement on World Press Freedom. But the difficulties are also the result of the controls imposed by the Ministry of Foreign Affairs. These controls limit the Embassy’s ability to engage with other agencies, and with universities, business organizations and even the country’s labor union” (VZCZCXRO1905, sec.8). Ailleurs, on y apprend : « Nous avons été bloqués, en partie, par le ministère des Affaires étrangères qui vise à contrôler l’ensemble de nos contacts avec le gouvernement et de nombreuses autres organisations. » «We have been blocked, in part, by a Foreign Ministry that seeks to control all our contacts in the government and many other organizations.”(VZCZCXRO0363, sec.2).» En revanche, s’agissant de l’actuel ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane, celui-ci semble jouir d’une relative estime de la part de la diplomatie américaine. Il est du reste dépeint comme celui qui a cherché à limiter les dégâts de son prédécesseur.On notera également de longs passages concernant Sakhr El Matri, lesquels, entre autres révèlent cette promiscuité si malsaine entre les affaires et la politique. On retiendra cette anecdote, très révélatrice, qui a eu lieu à l’ambassade US où l’en passe du politique aux affaires d’El Matri sans la moindre pudeur. Celui qui aspire à obtenir une franchise McDonald en Tunisie se voit rétorquer par l’ambassadeur US que ceci nécessite des autorisations légales (de la part de l’administration tunisienne). Réponse d’El Matri : « ceci n’est pas un problème ». Et pour cause !Voici le passage en question : « El-Matri a aussi exprimé son intérêt pour l’ouverture d’une franchise de restaurant McDonalds. Lorsque l’ambassadeur a déclaré que les entreprises américaines avaient besoin d’une législation sur les franchises avant d’investir, il a répondu: “cela n’est pas un problème”, et a suggéré que la première franchise pourrait s’ouvrir dans le port pour bateaux de croisières qu’il développe à La Goulette. » « El-Matri also expressed interest in opening a McDonalds restaurant franchise. When the Ambassador said US companies needed a franchise law before investing, he responded, “that would not be a problem,” and suggested a likely first option would be to open a franchise in the new cruise port he is developing in La Goulette. » (VZCZCXYZ0008, sec.3). Au demeurant, le contenu de ce document donnera de la matière à gloser à nos deux experts nationaux en « science des agendas » ; en l’occurrence Borhène Bsaïs et Boubaker Sghaïr. Sûrement, ils ne manqueront pas de reprendre les longs passages concernant Sakhr El Matri pour nous parler de son agenda lorsqu’il franchit le pas de l’ambassade US. Nos deux « messieurs agenda », aux compétences reconnues en la matière, nous ont habitués à ne louper aucune occasion pour discourir sur leur thème favori « ambassade et agenda ». IV.- Les Silences troublants Parmi les éléments les plus troublants, du moins concernant les documents que nous avons examinés, c’est cette absence flagrante des forces démocratiques tunisiennes au niveau des échanges entre l’ambassade US et le département d’Etat. L’opposition démocratique est mentionnée à deux ou trois reprises, mais c’est presque d’une manière collatérale, voire accidentelle. Et ce qui est d’autant plus troublant, c’est que malgré le fait que la diplomatie américaine n’attend que le départ de Ben Ali pour observer un réel changement « Tout changement majeur en Tunisie devra attendre le départ de Ben Ali » (« Major change in Tunisia will have to wait for Ben Ali’s departure »), l’opposition démocratique dans ce contexte n’incarne ni une alternative sérieuse ni même une force politique avec laquelle il serait utile d’avoir des rapports étroits.Il faut dire que cela confirme ce que nous avons par le passé écrit sur Nawaat, et qui incarne à nos yeux un réel problème tunisien. « Que cette opposition devienne tellement insignifiante, tellement inexistante au regard des gouvernements alliés de la Tunisie [avons-nous eu l’occasion d’écrire] est difficile à avaler. […] On ne devient pas une opposition qui incarne le changement démocratique en le proclamant, mais par la capacité, d’une part, à convaincre et à entraîner l’opinion publique en ce sens et, d’autre part, à gagner par ce biais la crédibilité des partenaires de la Tunisie quant au changement que l’on promet. »Juxtaposer cette non-considération des forces démocratiques tunisiennes avec les considérations réelles au niveau des questions des droits de l’homme en Tunisie par une nation étrangère, laquelle se met en position de protéger les Tunisiens sur leur propre territoire, a de quoi empêcher de dormir beaucoup de Tunisiens. Quand on songe à la défaillance indigne du gouvernement tunisien à s’enquérir du respect des garanties et droits fondamentaux des Tunisiens détenus à Guantanamo, C’est déjà très grave. Mais qu’ensuite les anciens geôliers de ces Tunisiens se retrouvent eux-mêmes dans la peau de ceux qui se démènent pour garantir leurs droits fondamentaux et leur intégrité physique en Tunisie ; cela frôle l’insupportable pour quiconque accorde un minimum d’honneur à la citoyenneté tunisienne et des droits qui s’y rattachent ! Et c’est face à de tels faits que l’on se demande comment des ministres, des parlementaires, des magistrats et des hommes politiques tunisiens peuvent se regarder dans la glace le matin. Que l’on soit très clair, que les Américains se démènent pour garantir la sécurité de ceux qui on subit les affres de Guantanamo, c’est la moindre des choses pour restaurer leur honneur. En revanche, pour nous Tunisiens, faisons-nous assez pour justement réhabiliter cet honneur qui devrait être celui de nos institutions républicaines dont la finalité ULTIME, faut-il le rappeler, est de garantir les droits fondamentaux du citoyen ?Au fond, les magouilles affairistes et politiques d’El Matri, A. Abdallah ou des Trabelsi sont tellement secondaires, sinon une conséquence logique de l’altération de ce qui est autrement plus fondamental : la place et le statut de la citoyenneté tunisienne au sein des institutions de la République. Aurions-nous su les défendre bec et ongle, ces institutions, depuis 1987, l’opposition démocratique en tête et nous n’en serions sûrement pas là aujourd’hui.Enfin à chacun de lire, de se faire une idée et donner du sens aux faits mentionnés. (Source: "Nawaat.org" le 28 novembre 2010) .

Par Source: "Nawaat.org" le 28 novembre 2010 - Publié dans : ESPACE INFO
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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 10:57

 Il y a fort à parier que si un jour les militants nationalistes, les destouriens menés par Bourguiba se réveillent, ils regretteront la période coloniale. Ils ont dévoué leur vie pour l’indépendance et ont construit un Etat fondé sur l’honnêteté et le sens du devoir. Pour nous qui aimons le pays, quelle différence ! Une famille entière à leur tête une dame aux mœurs douteuses n’avait pas le sou en 1993, tachhaq ma talhak ;  elle a pris en otage l’Etat. La mère, soi-disant al-Hajja (que la Mecque sacrée en soit  épargnée !) était une harza dans un hammam. Ses enfants gouvernent la Tunisie. Tout le monde sait aujourd’hui ce qu’il en est de cette famille. Même la télévision nationale est à leur service. Le  budget de la RTT est généreusement donné à  Belhassen Trabelsi, l’entremetteur de sa sœur chérie, la cinquième (al-Khamsa).   Il a fondé Cactus  construite en plus d’un palais à Utique sur des terrains expropriés à Abbas Feriani. Le clan Trabelsi est conseillé par le petit homme Abd al-Wahhab Abdallah. Le malin  a placé Rafiq al-Haj Kacem, à sa solde au ministère de l’intérieur et maintenant il nourrit l’espoir de l’occuper lui-même. Leila manipule le président et elle fait le vide autour de lui. Le personnel du Palais lui rend compte et les ministres sont à ses pieds. En face de cette équipe, Abd al-Aziz Ben Dhia  le chef du clan des hommes de droit. Afin de prolonger une longue carrière, il a choisi l’alliance  avec Mohamed Sakh al-Materi un gosse dont la stupidité ne doit jamais être sous-estimée. De même, sa soi-disant piété  n’a rien à faire avec  l’islam. Et quelle religion légitime les biens mal acquis !  Et le président Zine al-Abdine Ben Ali dans tous cela : une marionnette ou un complice !  Tant qu’il n’a pas réagi le président est l’instigateur, le principal responsable et l’arbitre d’une mafia. Il signe les décrets en son nom et donne les ordres selon sa volonté. Et puis les Trabelsi, Leila en premier, n’aiment pas Ben Ali.  Ils ont assuré leurs arrières en plaçant de l’argent partout, à Dubaï, en France et ailleurs. Comment dans ces conditions, Ben Ali peut-il présider le conseil  des ministres en présence de ministres à la réputation intacte comme Ghannouchi, Jouini et Chelbi et leur parler du sens de l’Etat  et du respect des institutions.  Les deux équipes veulent pousser Ben Ali à la faute. Ils font maintenant de la surenchère sur un mandat supplémentaire (toujours le dernier !) en 2014. Et Ben Ali s’apprête à renier le  serment qu’il a fait en novembre 1987 : « plus jamais de présidence à vie ». Qui peut arrêter ces gens !

 

SOURCE TUNISNEWS N° 3828 du 15.11.2010

Par TUNIS NEWS - Publié dans : CHRONIQUE
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